dimanche 15 juin 2014

Scampis à la diable

On a donc appris que certains scampis surgelés étaient produits à l’aide d’esclaves birmans ou cambodgiens. Des candidats à l’immigration forcés de travailler pendant des années sur des bateaux sans destination et jetés par-dessus bord comme des déchets lorsqu’ils tombaient malades. Justement, l’autre jour, je suis allé manger au restaurant des scampis à la diable (ma seule contribution à la ferveur populaire pour l’équipe nationale de foot), et je disais à un ami : « Tu ne trouves pas qu’ils ont un arrière-goût d’esclave ? ». Cela dit, il y a tout de même un côté positif : le prix ! Ces scampis sont beaucoup moins chers. Comme quoi, on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs. On ne les trouvait d’ailleurs pas dans tous les magasins, ces crevettes low cost. Uniquement chez Carrefour, Colruyt, Match ou Cora. Pas chez Delhaize, évidemment ! Chez Delhaize, c’est chic ! Tout est plus cher, donc on peut respecter les conditions de travail.  Mais bon, au final, ils sont quand même obligés de licencier car de nos jours, tout le monde n’a pas les moyens de manger des scampis éthiques. La seule solution, c’est de revoir à la baisse les conditions des employés du supermarché en Belgique. Parce que dans le Golfe de Thaïlande, on a déjà touché le fond.

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