mercredi 5 février 2014

Cyclistes en ville: comment gérer la cohabitation?

Bon, je suppose que vous avez remarqué, il y a de plus en plus de vélos en ville. La cohabitation avec la voiture est parfois difficile et peut mener à des accidents, voire à des bagarres sanglantes. Si vous êtes automobiliste, voici un petit guide pour vous aider à gérer les cyclistes. Il faut savoir qu'il y a trois sortes de cyclistes. Le premier, c'est le novice. C'est celui qui s'est dit un jour: "Tiens, demain, si j'allais une fois au bureau à vélo? Chiche!" Il a un beau vélo tout propre et tout neuf. Celui-là, on s'en fout. Parce qu'en général, le lendemain, il reprend la voiture ou le bus, s'il n'est pas décédé dans un accident lors de sa première tentative sur deux roues. Le second, c'est le plus sympa: c'est l'occasionnel. Il prend un vélo de temps en temps, quand il fait beau. C'est à ça qu'on le reconnaît: il utilise un "Villo" ou un "Vélib'" et il est tout le temps bien habillé. Il gère la chose en bon père de famille, en connaissant les dangers qu'il court. Il ne pose pas de problème particulier. Le troisième, par contre, c'est le plus dangereux: c'est le militant. On peut le reconnaître facilement car il porte un casque et un maillot jaune fluo avec souvent le nom d'une association de défense des cyclistes sur le dos. Lui, il n'a pas de voiture. Il n'a peut-être même pas le permis. Il pense qu'on a fait une erreur grave il y a cinquante ans en donnant autant d'espace public à l'automobile. Il n'a pas totalement tort, mais il a soif de vengeance. Il a mal interprété la loi sur les usagers faibles et il pense que se jeter en-dessous d'une voiture est un comportement acceptable. Comme il n'a jamais pris le volant, il pense qu'une voiture roulant à 50 km/h peut s'arrêter soudainement sur 30 centimètres avec un petit coup de frein. Le pire, c'est qu'il entraîne ses enfants dans son délire, parfois même des bébés qu'il trimballe dans une sorte de tente sur roulettes, et auxquels il apprend, dès le plus jeune âge, à brûler des feux rouges. Méfiez-vous. Il peut facilement descendre de son vélo pour griffer votre Audi de société en cas de désaccord sur une priorité. Il ne suit pas le code de la route. Pour lui, le monde est une surface plane sans règle où le vélo peut aller partout. Il pense même que le piéton est une tare et il n'hésite pas à renverser ceux qui lui barrent la route. Si vous en croisez un, le mieux est d'arrêter directement votre véhicule, de baisser le regard et d'attendre qu'il disparaisse, s'engageant le plus souvent à contre-sens dans une rue à sens unique. C'est ce qui les excite le plus.

2 commentaires :

  1. Encore désolé pour votre ballotin de pralines. La conduite à vélo méthode sanglier forestier est certes peu adaptée à la ville mais des files de chars à boeufs transis tête-à-cul les naseaux fumants dans le froid matin d'hiver, ça évoque plus la vie champêtre que citadine comme tableau au départ aussi, non ?!

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  2. Je n'aime pas... Désolé d'habitude j'aime bien ce que vous faites, mais là vous tombez dans un très mauvais stéréotype.. Enfin, on se croisera peut-être un jour, vous dans votre voiture et moi sur mon vélo, et là vous verrez que avec ou sans mes enfants je m'arrête aux feux rouges et respecte les autres. Mais j'aime aussi qu'on me respecte.

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