lundi 27 janvier 2014

Le vrai pari de François Hollande

En politique, pour atteindre un niveau de pouvoir d'une telle importance que celui de Président de la république, il faut convaincre pas mal de monde. Et cela passe inévitablement par des prises de position qu'on ne partage pas forcément personnellement, juste pour ratisser large et toucher des portions d'électorats délaissées. Par exemple, se dire pour ou contre le mariage gay, pour ou contre la légalisation du cannabis, etc. juste par intérêt électoral alors qu'on est parfois personnellement convaincu du contraire. Mais ça, c'est pour être élu. Ensuite, il faut simplement gouverner, avec réalisme souvent. Et là, il y a fatalement, à la marge, des déceptions post-électorales parmi ceux qui ont fait le succès d'une élection. Selon plusieurs observateurs, François Hollande serait actuellement en train de faire l'inverse. Depuis le début de son mandat, il cherche à perdre des points, un peu partout. Grâce à une stratégie savamment orchestrée par son équipe. Le but est simple: s'arranger pour que tout le monde soit déçu. Dans toutes les couches de son électorat. Derniers coups magistraux: la réduction massive des charges des entreprises pour être sûr d'écœurer les derniers sympathisants socialistes et bien sûr, la maîtresse et la répudiation de la Première dame, afin de dégoûter son électorat féminin. A la base de cette stratégie, une seule explication possible: François Hollande a fait un pari avec des potes de l'ENA, il y a longtemps, à la fin d'une soirée arrosée, dont le défi serait d'atteindre, en tant que Président, une cote de popularité de zéro pour cent. Ce n'est pas encore gagné. Nous ne sommes même pas à mi-mandat. Mais c'est bien parti.

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