vendredi 1 novembre 2013

En Belge, "non" veut parfois dire "oui"

En politique belge, quand plusieurs partis disent « non » à une proposition, eh bien, parfois quand même, cette proposition finit par passer. Et en fait, au plus le nombre de partis qui s'expriment contre cette proposition est grand, au plus il y a des chances qu'elle passe. Et plus les hommes et femmes politiques s'expriment avec virulence contre cette proposition, plus elle risque de finir par être approuvée. C'est à cause du système belge à la proportionnelle. Les partis doivent toujours composer avec d'autres partis et avec l'autre communauté. Ils n'en peuvent rien. Ils doivent souvent accepter des choses indigestes. Et c'est là que tout le monde se met à crier haut et fort : « Jamais ! Nous n'accepterons jamais cela ». Et quand tout le monde crie cela très fort, ça veut dire qu'on est presque sûr que cela va arriver, mais qu'on pourra dire après : « Moi, j'ai toujours été contre, et je l'ai dit »  En résumé, en Belgique, la probabilité qu'une mesure soit prise est inversement proportionnelle à la virulence avec laquelle tout le monde s'exprime pour la condamner. « Jamais nous ne scinderons BHV! ». Un bon truc à retenir en lisant les réactions au nouveau programme de la NVA...

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