dimanche 20 octobre 2013

Pourquoi les étrangers posent problème

Il y a un vrai problème avec les étrangers en Belgique. Pas avec les personnes, mais avec le mot « étranger ». On le voit bien dans les débats et les déclarations. Les gens ne savent pas ce que c’est, un étranger. Ils ne comprennent pas le mot. Ils pensent que les étrangers sont bronzés. Prenez Stromae par exemple. Il est effectivement très bronzé. Il aurait pu être un super exemple d’étranger bien intégré ! Mais pas de chance… Il est Belge. Et il est né à Bruxelles. Et la plupart des Belges bronzés sont nés en Belgique comme lui. Mais il y a aussi des Belges qui sont nés ailleurs. Les seuls vrais étrangers, ce sont des gens qui ne sont pas Belges mais qui sont quand même en Belgique. Mais ils sont difficiles à repérer car ils ne sont pas très bronzés. Par exemple, il y a beaucoup de fonctionnaires internationaux à Bruxelles. Des Allemands, des Anglais, des Suédois, mais ils sont tout blancs, sauf quand ils rentrent de vacances. Et puis surtout, il y a des Français. C’est même la première population d’étrangers. Mais ils nous ressemblent comme deux gouttes d’eau. Il est presque impossible de les reconnaître. Les étrangers de Bruxelles ont souvent beaucoup d'argent. C’est pour ça qu'ils ont beaucoup moins de problèmes pour trouver un appartement que les Belges un peu trop bronzés.

3 commentaires :

  1. Et pourquoi les Belges aussi posent problème... Il y a un vrai problème avec les Belges en Belgique. Pas avec les personnes, mais avec le mot « Belge ». On le voit bien dans les débats et les déclarations. Les gens ne savent pas ce que c’est, un Belge. Ils ne comprennent pas le mot.
    Au nord, 60% de la population, les habitants se déclarent Flamands. Avant toute autre chose, si pas exclusivement. Et votent depuis des décennies pour le Vlaams Belang, la NVA ou le CD&V, 3 partis majoritaires qui encouragent ces déclarations.
    Le centre est peuplé d'indécrottables zinneke qui pensent que la vie s'arrête au ring et, quand ils le franchissent, c'est avec Ryanair pour rejoindre fissa la Costa Brava.
    C'est au sud qu'on peut trouver les derniers troupeaux consentant à se déclarer Belges. Généralement, c'est au café du Commerce après plusieurs Jup, la bière de ceux qui savent pourquoi. Mais, pas fous, ils prennent bien garde de continuer d’élire des représentants préoccupés avant tout par leurs petits intérêts dans leurs intercommunales chéries, leur aéroport régional ou leur gazette locale rachetée par un marchand de télédistribution.

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  2. Pourquoi ne pas simplement en finir avec toutes ces étiquettes? "Etrangers", "Belges", "Flamands", "Buveurs de Jup" oups... "Wallons" et tellement d'autres encore. La valeur d'une personne, ne se trouvera pas dans son origines, ni même dans sa couleur de peau, mais bien là où l'on ne la cherche jamais car on ne peut pas la voir : à l'intérieur d'elle.
    Maintenant si l'on veut garder QUAND MEME certaines étiquettes, pourquoi ne pas juste nommer les "cons" et les "moins cons" (parce que des pas cons du tout, ça n'existe pas malheureusement). Ainsi, la Belgique ne serait plus divisée qu'en deux catégories où des gens de toutes les couleurs, de toutes les origines et de toutes les classes sociales se trouveraient !
    Pas mal, non ?
    Ou on pourrait arrêter de toujours tout classer, diviser, amoindrir, etc etc etc...

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    1. Pas mal en effet sauf que certains raisonnent déjà comme cela : celui-là est con, l'autre un peu moins et moi, pas du tout !

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