mercredi 11 septembre 2013

Ceci n'est pas un panda

L’affaire des pandas secoue le petit monde politico-médiatico-twittesque belgo-belge. Et c’est bien normal, car l’histoire est un peu un condensé de politique nationale. D’abord le surréalisme du sujet. Ensuite, l’image d’une Flandre un peu vieillissante, un peu frileuse, symbolisée par un zoo qui a peut-être mal vieilli, face à une certaine Wallonie plus dynamique qui en veut de nouveau, représentée par la success-story de Pairi Daiza. Et puis, bien sûr, l’affrontement Anvers – Mons, avec ce parfum sous-régionaliste typique des gesticulations politiciennes dans nos contrées, et en arrière-plan, les deux hommes forts des derniers sondages pré-électoraux. Mais comme dans toute bonne histoire belge, il y aura un compromis. Le couple de pandas ira bien vivre en Wallonie, mais ils mettront leurs enfants dans une école néerlandophone. Bon cela dit, cette belgitude ne doit pas nous faire oublier un truc essentiel. On aura beau se disputer des semaines pour savoir où on va mettre ces deux pandas, on aura beau en faire une polémique communautaire majeure, on aura beau en faire un sujet de campagne... n’oublions pas la réalité économique : les pandas ont été fabriqués en Chine.

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