lundi 29 juillet 2013

"Tu ne tweeteras point"

Comme on l’a déjà expliqué ici, Twitter est une sorte de grande discussion de comptoir, où l’on parle de tout, de politique, d’économie, de couture, souvent avec humour et dérision. Dans le café, il y a des gens qu’on ne connait pas forcément qui écoutent, prennent des notes et parfois se lèvent pour aller dans un autre café répéter ce que vous avez dit, et ainsi de suite. C’est donc potentiellement beaucoup plus large qu’une simple causerie au bar du coin. Il faut se méfier. Certains clients sont de parfaits inconnus, d'autres donnent leur nom et leur profession. Parfois, il y a même des gars qui rentrent du boulot en uniforme. Au final, cela ne se passe pas trop mal. Cela permet d’échanger des idées, de s'informer, de rire un peu et de créer des liens sociaux virtuels qui ne le restent pas toujours. Tout le monde est bien conscient de ce qu’est Twitter et de ses limites. On sait qu’extraire un tweet de son contexte n’est jamais une bonne idée. Mais on a oublié un personnage important : dans le fond du bar, cachée derrière un vieux juke-box en panne, il y a une sale petite balance portant un masque qui a le numéro de téléphone de La Libre. Un journal qui écoute les mouchards, surtout pendant la trêve des confiseurs, quand l'actualité est aussi triste et déserte que Santiago, Espagne.

1 commentaire :

  1. D'accord avec vous. C'est scandaleux de la part de La Libre d'avoir relayé le tweet. De plus, le tweet était bien dans l'esprit de twitter, de l'humour pas toujours malin. Elle s'est excusée, l'a effacé, sans l'article de La Libre cela en serait resté là.

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