mardi 28 mai 2013

Mini-jobs: un témoignage bouleversant

Avec la crise sans fin et la nécessité pour les pays de la vieille Europe de rester compétitifs face aux économies émergentes, le monde du travail s’est précarisé. Les travailleurs sont désormais contraints d’accepter des « mini-jobs », des emplois au rabais, à temps partiel, sans sécurité. 13lignes a pu interroger un de ces jobistes précaires qui, sous couvert d’anonymat, raconte sa réalité au quotidien. "Roger" exerce actuellement un job en tant que « chef de rayon » au sein de la société « Soleil ». Son témoignage est édifiant : « Avec la crise, on a réduit les équipes. On est de moins en moins nombreux. Il faut dire qu’au sein de Soleil, il n’y a pratiquement plus de rayons. Moi-même, je suis responsable d’un seul rayon de Soleil. Et le volume de production a été réduit. Je n’exerce plus que quelques heures par jour. Et on n’est jamais mis au courant des horaires à l’avance. On nous appelle parfois pour une heure ou deux de travail, sur le temps de midi, pour assurer un lunch en terrasse, et puis ils arrêtent toute l’usine et on doit rentrer à la maison. En plus, avec la réduction de l’activité du Soleil, on est très mal vus par la population. On se fait insulter en rentrant du boulot, sous un ciel bas, sombre et pluvieux. »

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