samedi 4 mai 2013

Liberté d'expression et réseaux sociaux

Les réseaux sociaux, c’est comme une discussion de comptoir. Sauf qu’au bout du comptoir, y a trois gars que vous ne connaissez pas. Deux qui écoutent. Un qui prend des notes. Et puis il y a encore un autre type derrière qui enregistre tout et une femme debout au fond qui filme et prend des photos. De temps en temps, y en a un qui sort avec un dossier, il va dans l’autre café en face et répète tout ce que vous avez dit depuis une heure. Là, il y a un journaliste qui décide de faire un petit sujet, dans son journal local, sur ce que vous avez dit. Et puis le lendemain, la télévision s’intéresse à votre histoire et part interroger tous les témoins qui étaient dans le café ce jour-là. Cela fait tout un scandale au journal télévisé car certaines phrases que vous avez dites ont été sorties de leur contexte, publiées par écrit sans l’expression ironique de votre visage, mal comprises. Et puis, surtout, un des témoins, un ancien collègue un peu jaloux, donne le nom de l’entreprise où vous travaillez. C’est alors que votre employeur découvre le reportage et vous convoque pour éclaircir l’affaire. Il menace de vous licencier. Les avocats s’en mêlent. Cela provoque un grand débat sur la liberté d’expression. Voilà, c’est ça les réseaux sociaux. Une discussion de comptoir qui peut finir au tribunal.

3 commentaires :

  1. Ne pas confondre une discussion de comptoir entre 3 potes avec les propos publics d'un personnage public sur un compte facebook public suivi par 10.000 personnes... sous peine de tomber dans le populisme le plus franc... Puisqu'il faut le dire à nouveau: le Trullemansgate n'est pas une question de liberté d'expression.

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  2. J'ignore si cet article évoque l'affaire Trullemans, mais si c'est le cas, ça tombe à côté de la plaque. Si ce n'est pas le cas, alors c'est pa mal tapé. Pierre.

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  3. Mais, comme c'est juste. Et tellement bien dit ! Bravo

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