jeudi 11 avril 2013

Les grands de ce monde

J’en avais marre d’entendre ces clichés sur Charleroi. Je me suis donc rendu sur place pour une enquête de terrain. Sorti de la gare, je me dirige vers le pont traversant la Sambre. Là, je croise un gars qui titube et parle tout seul, une canette de bière bon marché à la main. Plus loin, un second au profil similaire. Je me dis : quelqu’un a parlé, c’est une caméra cachée. Les premières minutes sont décourageantes. Je me demande vraiment comment la RTBF a pu faire un reportage où on parlait de similarités avec Anvers... Plus loin, il y a de gros travaux. Bon, ce n’est pas un Bruxellois qui va critiquer une ville sur base du fait qu’il y a des travaux. Ca veut dire que les choses bougent ! Soudain, mon regard est attiré vers un panneau d’affichage numérique. Une lettre sur cinq ne fonctionne plus, mais je parviens à lire : « Information sur les drogues : travail scolaire ? Vos questions au Carolo Contact Drogues» (sic) Quelle communication de génie! On parvient à réunir deux publics cibles très différents autour d'un même thème. Au fond, le grand défi de Charleroi, c’est ça : entre la première de classe qui prépare une élocution sur la drogue et l’héroïnomane désoeuvré, qui va convaincre l’autre de le suivre ?

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire