dimanche 7 avril 2013

Comment Mediapart a tué définitivement la presse

Depuis quelques temps, on lit moins de journaux, on regarde moins les JT, on écoute moins les nouvelles à la radio. En cause, le désintérêt croissant pour des événements sur lesquels on n’a aucune prise. Un ouragan en Haïti? Un tremblement de terre à Fukushima? Et alors? Qu’est-ce qu’on y faire? Le lecteur a délaissé les médias pour s’intéresser à sa vie locale, là où il a encore une prise sur le cours des choses. La presse a survécu un peu grâce à Internet, un outil gratuit et rapide pour se tenir au courant. Bien sûr, certains continuaient à s’informer, histoire de pouvoir tenir une conversation dans les dîners en ville. Mais là, avec l’affaire Cahuzac, Mediapart a révélé l’inavouable: même les plus grands journaux peuvent relater des ramassis de mensonges totalement assumés. On sait désormais que tout est potentiellement faux. Il n’y donc plus aucun intérêt à lire les journaux. Mediapart a fait s’écrouler tout le système. On aurait pu continuer à faire semblant de s’intéresser. Mais là c’est fini. La presse n’aurait jamais du prétendre qu’elle peut dire la vérité. La seule histoire vraie, elle se passe au bout de votre rue. Et ça tombe bien, le soleil est là. La presse est morte. Mais sur 13lignes, rien ne change: on continuera à raconter des conneries.


1 commentaire :

  1. Médiapart a toujours eu le même objectif : rechercher les scandales, les révéler en feuilletons pour se faire du fric Il suffit de connaître le passé de Plenel i L'affaire Cahuzac est grave mais le pire est qu'elle ouvre un boulevard à Plenel. Ce n'est pas pour cela qu'il faut jeter le discrédit sur toute la presse. Je n'apprécie pas spécialement les journalistes d'investigation du genre Deborsu mais certains journaux donnent des info sérieuses et utiles.

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