vendredi 28 décembre 2012

La première version censurée du discours de Noël

Mes chers compatriotes,
L’année 2012 a été une année difficile pour tous les Belges. En ces temps de recueillement, ayons une pensée pour tous ceux qui souffrent. Je reçois de nombreuses lettres de concitoyens qui ont connu des privations cette année. Permettez-moi d'en citer quelques-unes. Bart, 42 ans, d’Anvers, m’écrit ceci: « En 2012, la crise m’a amené à devoir sauter plusieurs centaines de repas, jusqu’à perdre près de 60 kilos ! J’ai dû changer toute ma garde-robe ! » Je veux aussi évoquer la lettre d’un certain Philippe, de Molenbeek qui nous raconte qu’il a du se séparer d’une partie de ses meubles, y compris un vieux fauteuil rouge qu’il affectionnait tant. Enfin, je ne peux oublier l’appel au secours de Gérard, 64 ans, de Néchin : « J’ai travaillé toute ma vie et arrivé à l’âge de la pension, je me retrouve contraint de déménager dans un petit village complètement mort le soir, avec un bourgmestre étrange en costume rose et vert! J’ai l’impression de revivre les heures les plus sombres des années 60…» Enfin, ayons une pensée pour tous les Bruxellois qui ont du, cette année, se priver de leur traditionnel sapin. Nous devons, plus que jamais, être solidaires. Meine Damen und Herren…

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