vendredi 28 décembre 2012

La connerie intermodale

De plus en plus, notre mobilité devient intermodale. On passe du Villo! au tram puis à la voiture ou au train. On change en fonction des trajets, de la météo, du temps disponible, du confort recherché. C'est l'avenir. Certains Belges sont même parvenus à développer la « connerie intermodale », c’est-à-dire la capacité de se comporter comme un con, quel que soit le moyen de transport utilisé. Un automobiliste qui roule comme un taré en faisant peur aux vélos, peut devenir en quelques minutes, dès qu’il monte sur une selle, un militant acharné du lobby de la petite reine. Plus tard, en tant que piéton, il pestera sur ces cyclistes qui brûlent les feux rouges et fera exprès de traverser pour qu’ils doivent freiner et perdent leur vitesse. Il y a aussi ces gens qui râlent parce que ça sent mauvais dans le tram, mais qui fument dans leur voiture. Ou qui n’aiment pas le train parce qu’il y a des retards, mais se plaignent tout le temps des bouchons sur la route. C’est ça, la connerie intermodale. C’est un peu la connerie par tous les moyens. Il y a une alternative : ça s’appelle l’empathie, soit la capacité de se mettre à la place des autres utilisateurs de la voie publique. Mais ça, bizarrement, ça met beaucoup plus de temps à s’implanter chez nous...

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