lundi 1 octobre 2012

Arrêter de naître

Les prévisions de boom démographique dans la capitale mettent les responsables politiques bruxellois devant un défi colossal. Logements, crèches, écoles… dans quelques années, si rien n’est fait, Bruxelles ne pourra plus assumer la croissance de sa population. Une idée choc a été évoquée ce matin : « arrêter de naître ». La rumeur a circulé. Beaucoup de lecteurs inquiets nous ont appelés pour obtenir des clarifications. D’abord, quelle que soit la mesure prise, elle ne sera pas rétroactive. Vous pouvez donc rassurer les enfants en bas âge : on ne reviendra pas sur ce qui a déjà été conçu. Là où c’est moins clair, c’est pour les couples qui avaient l’intention de se reproduire ce soir (nous avons reçu de nombreux appels dans ce sens) et qui ont été très perturbés en regardant le J.T. Là aussi, nos juristes sont rassurants. Etant donné qu’aucune loi n’a encore été votée, il est très peu probable que les fécondations antérieures à la promulgation ne soient concernées (ce qui ne vaut pas pour la résiliation des abonnements Télécom). D’après notre politologue maison, on se dirige plutôt vers un compromis, avec un allongement de la période de grossesse de 9 à 12 mois, voire 15, afin de décourager certains parents.

3 commentaires :

  1. Question au politologue : comme il s'agit d'une matière "personnalisable" peut-on imaginer des grossesses variables suivant la communauté d'appartenance ? 11 mois pour un néerlandophone, 13 pour un enfant conçu dans la langue de Voltaire par exemple ? si oui, p on pourrait enfin donner un sens à l'expression "sexe linguistique" ....

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  2. On dit politologisateur.
    Signé: une politologue

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  3. Si on veut être débarassé de Paco Rabanne - il faut le faire habiter à Bxl si je comprends bien ...

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