samedi 8 septembre 2012

« La Belgique est une illusion »

C’est ce qu’aurait déclaré le Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale ce matin. Et c’est vrai. Quand on arrive à l’aéroport, il n’est écrit nulle part qu’on est Belgique. On est en "Wallonia", en "Flanders" ou à "Brussels", mais pas en Belgique. Et ce n’est pas en prenant le bus navette vers Schuman que la question est réglée. On y entend parler toutes les langues d’Europe. Difficile de dire où on est exactement. Même chose à la frontière française. A part un petit panneau et l’état de la route qui se dégrade subitement, rien n’indique qu’on est en Belgique. Et pourtant, la Belgique existe, parfois. Elle apparaît en un éclair, et disparaît aussitôt. Il y a des instants belges, furtifs, comme des étoiles filantes. Les diables rouges remportent un match. Un autocar se brise dans un tunnel. Des rappels à l’ordre, heureux ou malheureux, et tout le monde est Belge. Mais cela ne dure jamais longtemps. Était-ce la Belgique ? Non, ça doit être une illusion. Au fond, Charles Picqué vient peut-être d’inventer le meilleur slogan marketing pour le pays : « La Belgique est une illusion ». On n’avait rien trouvé de mieux depuis « La Belgique s’évapore », un appel au touristes du monde entier à venir visiter une dernière fois, avant qu’il ne soit trop tard, ce pays imaginaire.

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire