dimanche 16 septembre 2012

Dimanche sans Bruxelles

Ce matin, le bruit des voitures m'a réveillé. C’est très rare. En général, le dimanche à Bruxelles, le quartier est assez calme. Plus tard, sous la douche, j’ai entendu une présentatrice radio qui disait : « Les Bruxellois peuvent-ils changer leurs habitudes ? » Je suis allé à la boulangerie à pieds et j’ai remarqué qu’il y avait plein de circulation. Il était 8h20. Des automobilistes, l’air affairé, cherchaient parmi les dernières places de parking, un endroit où laisser leur voiture pour la journée. Etaient-ce des Bruxellois qui changeaient leurs habitudes ? Ou des touristes du dimanche venus visiter la ville ? Plus tard, à la radio, ils ont dit que « pour les non-bruxellois qui veulent se rendre à la journée sans voiture, on avait prévu un parking de 11.000 places au Heyzel » (sic). Au fond, je pense que ce sera comme d’habitude. Les cyclistes, malmenés par les infrastructures depuis des décennies, vont se venger en abandonnant tout code de la route. Les piétons resteront sur le trottoir, en rêvant de grands espaces piétonniers permanents. Cambio, le système de voitures partagées qui promeut une autre mobilité toute l’année, va faire un très mauvais chiffre. Et ce soir, il y aura un embouteillage dans ma rue, d’habitude une des plus calmes de la ville.

1 commentaire :

  1. A quand une journée "Bruxelles sans vélos".
    Ces cyclistes sont les talibans de la route.

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