jeudi 30 août 2012

Le Villo volé

Dimanche, à Ixelles, j’ai croisé un cycliste étalé au sol et blessé à la tête. Il venait sans doute de se prendre les rails de tram. Deux jours plus tard, je vois un autre cycliste à terre, inconscient, qui venait de se faire renverser par une voiture. Et là, je me suis dit : « Il faut absolument que je teste le Villo ». C’est très facile. Après la première identification, louer un vélo est plus rapide que de retirer de l’argent dans une vieille agence Dexia. J’ai roulé quelques centaines de mètres, rue Royale, ce midi. Ce n’était peut-être pas le meilleur endroit. Il n’y a pas de pistes cyclables. Faire du vélo à Bruxelles, c'est un peu comme courir tout nu avec une raquette de ping-pong dans une finale de Roland Garros. On se sent de trop et mal protégé. Après 100 mètres, j’avais déjà été frôlé par deux camions à vive allure et klaxonné avec hargne par un livreur proche du burnout. Au bout de 150 mètres, je commençais à devenir cycliste militant. J’ai donc laissé le vélo à l’arrêt suivant, car 100 mètres de plus et je risquais de devenir écolo. Difficile de tirer des conclusions à ce stade de l’expérience, mais j’ai au moins résolu un mystère. Je sais où sont les 500 Villos « volés » en 2011 : on les a oubliés dans l'ambulance!

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