jeudi 23 août 2012

Chef de gare

La Belgique, c’est quand même un pays que s’il n’existait pas, il faudrait l’inventer. Chez nous, quand un homme politique se présente à des élections, il est obligé de préciser ensuite que s’il est élu, par exemple bourgmestre, il prendra le poste et, encore mieux, il l’exercera à plein temps ! Vous imaginez… Vous passez un concours de recrutement. Et après quelques étapes, à un moment donné, pendant une interview, vous dites : « Je précise que si vous m’engagez, eh bien, j’accepterai le job ! ». Et plus loin, « Ah oui, et je compte bien bosser à temps plein ! Je viendrai travailler tous les jours ! ». Wouaw! Mais le pire, ce n’est pas cela. Le plus terrible, c’est que les journalistes semblent trouver cela extraordinaire ! Bon après, il faut comprendre le système électoral. Il y a une logique là-derrière. Et tout le monde a besoin d’un ancrage local. Ceci dit, abandonner un poste de ministre pour devenir bourgmestre, cela me laisse pantois. Je pensais que les hommes ambitieux voulaient toujours monter plus haut. Mais là, passer de ministre fédéral à bourgmestre, c’est un peu comme si tu étais le patron de la compagnie des chemins de fer et que tu postulais pour devenir chef de gare. Tiens, à propos de gare...

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