jeudi 19 juillet 2012

B.H.V. W.C.

C’est dans les toilettes du bureau que j’ai compris l'essence de la différence culturelle entre néerlandophones et francophones de Belgique. Sur la porte, il y a un écriteau bilingue : « Gelieve na gebruik van dit W.C., alle eventuele sporen uit te wissen / Prière, après usage de ce W.C., de le garder en parfait état de propreté. » La traduction n’est pas exactement littérale. Surtout dans la deuxième partie du message. Du côté francophone, on reste assez vague: "En parfait état de propreté". C’est presque un slogan. En tous cas, une promesse irréalisable vu l’endroit. En flamand, on est beaucoup plus concret, on ose dire les choses: "Effacer les traces". Certes, c’est moins ambitieux, mais bien plus réaliste ! Et ce n’est pas tout. Là où le texte français invite au statu quo : "Garder en l’état", le message flamand est directement dans l’action : "Effacer !". Si on est francophone, on ne sait pas très bien ce qu’on doit faire. Mais en flamand, c’est beaucoup plus clair, on a tout de suite une image concrète en tête. C'est comme pour BHV. En flamand, "BHV is gesplitst". En français: "Nous avons rencontré les demandes du nord tout en maintenant un lien sociétal entre Bruxelles et son hinterland". Comme quoi, faut pas forcément travailler dans un cabinet pour comprendre ce pays. Y aller suffit.

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