Pages

mardi 5 juin 2012

Pourquoi y a-t-il encore des habitants à Bruxelles ?

Quand j’étais petit, j’étais Wallon (j’habitais en Wallonie). Quand on me parlait de Bruxelles, on disait que toujours que c’était dangereux, « surtout à Schaerbeek ». Plus tard, il y a eu des "émeutes" près de la place Bethléem, entre Saint-Gilles et Forest, qui sont devenues les horribles communes à éviter. Ensuite, j’ai habité Anderlecht quelques temps. Et là, on me demandait toujours comment je faisais avec ma voiture (n’était-elle pas détruite chaque soir par des hordes de jeunes désœuvrés ?). Saint-Josse, la commune la plus pauvre du pays, le Sierra Leone belge, a eu aussi sa mauvaise réputation passagère. Aujourd’hui, c’est Molenbeek. Le Soir en ligne menait un débat tout en nuances ce matin : « Molenbeek est-il le Bronx ? ». Mais Bruxelles, c’est plus que l’insécurité. C’est aussi les embouteillages monstres, les piétons régulièrement écrasés par des trams silencieux rendus invisibles par la grisaille de la ville. C'est le bruit, la pollution, les manifestations. Sans parler des prix de l’immobilier. Avec ces fonctionnaires internationaux, c'est devenu impossible de se loger. Alors, je me pose souvent la question : puisque Bruxelles est si horrible à vivre, pourquoi y a-t-il, chaque année, toujours plus d’habitants ?