dimanche 3 juin 2012

Pourquoi est-on stressé quand on regarde Roland Garros?

C'est simple. C'est un pur réflexe pavlovien. On a tous commencé à regarder Roland Garros à la fin de l'école primaire. Puis pendant les humanités, et enfin pendant les études supérieures. Certains ont même fait un master complémentaire. Pendant environ 15 ans, on a regardé les matchs du tournoi de Roland Garros avec une boule dans le ventre et un sentiment de culpabilité qui disait: "Tu dois étudier". Car le timing de Roland Garros est pratiquement calqué sur celui des examens de fin d'année. C'est d'ailleurs pour cela qu'il y a tant d'interruptions publicitaires: c'est une mesure du ministère de l'éducation pour qu'entre deux sets, on puisse quand même sauver sa session. Tout cela est resté. On n'y peut rien, comme le chien de Pavlov qui salive en entendant la clochette. Quand on regarde Roland Garros, on a l'impression qu'on n'a pas le droit. Et même s'il n'y a plus de syllabus tout neuf qui nous fixe du regard sur la table du salon, le sentiment est toujours là. On stresse, en particulier ce dimanche où un jeune Belge est en huitième de finale. Tiens, David Goffin, il a pas examen lui?

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