mardi 12 juin 2012

On verra bien

Le matin, j’entends souvent à la radio des interviews sur des grands problèmes de société. A un moment, l’interlocuteur dit toujours une phrase du genre « Ce qu’il faut, c’est développer d’urgence une vision stratégique à long terme » ou bien « C’est un problème qui dépasse l’événement du jour, il faut une vraie vision d’avenir sur 10 ou 15 ans ». Bon, jusque là, tout va bien. Après tout, ils ont raison. Les problèmes sont complexes. Il faut pouvoir se projeter dans le temps. Ce n’est pas ça qui m’intrigue. Ce qui est perturbant, c’est la phrase par laquelle le journaliste clôture l’entretien, et qui ressemble toujours à peu près à ceci : « C’est effectivement un grand débat et on aura encore certainement l’occasion d’en reparler ». Vous avez bien lu la formulation « on aura encore certainement l’occasion d’en reparler ». On vient de dire qu’il était urgent d’avoir une vision à long terme, mais on ne donne aucun rendez-vous précis. On ne dit pas : « Oui vous avez raison. Quand allons-nous en reparler ? » Non, on dit juste « probablement » ou « certainement ». Un peu comme si vous racontiez tous vos problèmes financiers ou familiaux à un ami qui vous répond : « Ouais, bon, allez… on verra bien. »

1 commentaire :

  1. Et c'est là que le Plouf s'installe. Il est souvent présent chez nos politiciens.

    Pour celles et ceux qui ne connaissent pas le plouf : http://bit.ly/z2uea0

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