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lundi 21 mai 2012

La brique de trop

Faut qu’on arrête avec « Une brique dans le ventre ». C’est toujours la même émission. Ils commencent avec une baraque ultramoderne, dont le propriétaire est, comme par hasard, architecte. Dans le hall d’entrée, le présentateur évoque systématiquement « cette belle idée d’avoir ouvert sur le haut pour créer un puits de lumière ». Ensuite, on a la rengaine habituelle sur les matériaux nobles ou biologiques, parsemée d’observations pertinentes comme « ce couloir crée une circulation entre les pièces » (véridique). Puis on fait connaissance avec la femme de l’architecte qui, à chaque fois, est occupée dans la cuisine, une pièce de 40 m2 tellement propre qu'on se croirait dans un catalogue Ixina. L’épouse a le droit de dire quelques mots sur le choix des couleurs, avant l’inévitable plan sur les deux gosses blonds particulièrement sages, lisant calmement sur un canapé de 12 places. Le reportage se termine tout le temps de la même façon : la vue. Oui, les habitants d’ « Une brique dans le ventre » n’ont jamais de voisins et ont tous une vue panoramique sur la Wallonie. Mais le pire, c’est qu’après le loft bruxellois bio et la rénovation du moulin, on finit toujours par revenir sur terre avec le « truc de Robert ». Ben oui, c’est bien de rêver, mais vous allez quand même tous terminer chez Brico...