jeudi 10 mai 2012

Faut-il suivre le modèle grec?

Bon, on ne va certainement pas plaisanter avec la Grèce. Ce n’est pas le moment. La situation à la sortie des urnes est un choc qui pourrait avoir des répercussions sur toute l’Europe. Et puis, voir entrer des néo-nazis dans un parlement, ce n’est jamais une bonne nouvelle. Mais tout de même, d’un point de vue belgo-belge, ce qui se passe à Athènes est interpellant. Reprenons depuis le début. Dimanche, des élections chamboulent tout le paysage politique. Le premier parti tente alors de former un gouvernement d’unité. Quelques heures après, il laisse tomber. Le second parti reprend la main. Très vite, il constate l’échec et remet son tablier. Deux jours après, le troisième parti prend le relais. La mission est impossible. On envisage déjà des nouvelles élections. Bon, on ne sait pas si ça va changer quelque chose. Mais tout de même, vu de Belgique… 1) Des élections le dimanche. 2) En quatre jours, on analyse toutes les options. 3) Le jeudi, on parle déjà d’élections. Pas de visites au Palais, pas de groupe de sages, pas de débats à « Mise au point », pas de démineur, pas de clarificateur. En une semaine, c’est emballé. On nous menace toujours de devenir comme la Grèce, mais y a quand même des trucs qui laissent rêveur là-bas.

1 commentaire :

  1. Le contexte communautaire est un poil plus complexe chez nous.

    Puis, un accord cocos/fachos, pas facile d'y aboutir, d'autant qu'il faut encore que chaque partie (l'une, l'autre et le peuple) s'y retrouve. Donc pas besoin de 500 jours pour constater l'impasse.

    Et au final, on ne sait pas ce qu'il adviendra de la Grèce.

    Alors même si certains nombrilistes étaient persuadés que "la Belgique a été la risée du monde entier" pour son absence de gouvernement (chose hautement improbable, "le monde entier" ayant d'autre chats à fouetter), jusqu'à présent, on a eu le mérite de s'en sortir par la négociation, en évitant les émeutes, les blessés et les morts.

    Donc oui, j'envie cette apparente efficacité hellénique, mais de là à dire qu'elle me laisse rêveur, je préfère attendre l'épilogue...

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