vendredi 4 mai 2012

Comment dépolitiser l'administration?

Tous les six mois, il y a un article sur la politisation de l’administration. Les organismes chargés d’observer la gouvernance des services publics, relayés par la presse, font toujours le même constat. La majorité des hauts fonctionnaires ont une « étiquette ». Et l'on publie systématiquement des listes de noms et de fonctions, à chaque fois suivis du sigle d’un parti. Est-ce un réel mal que des gens qui dirigent l’administration aient ou aient eu, un jour, un engagement politique ? Pas forcément, si cela n’influence pas leur travail. Est-ce illogique ? Encore moins. Celui qui a bossé un jour au sein d’un cabinet est normalement plus expérimenté pour gérer la chose publique qu’un candidat ayant tenu un garage Toyota. Mais le problème n’est pas là. Le problème, c’est que ceux qui dénoncent la politisation de l’administration sont les premiers à l’entretenir. Parce qu’avec toutes ces étiquettes que la presse ne cesse de répéter même lorsqu’elles ne correspondent plus à rien, il y a un effet pervers. Celui qui débute dans la fonction publique et qui lit les journaux, voyant que tous les managers ont un sigle politique collé à leur nom, se dit : « Eh ben, si je veux un jour être au top, j’ai intérêt à prendre une carte de parti! »

1 commentaire :

  1. Ah ah, le coup du gars qui prend sa carte de parti par ambition, c'est hilarant. Mais c'est trop gros, aucun militant ne ferait ça, personne n'y croirait.

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