jeudi 19 avril 2012

Tant de paroles

La France a un problème avec l’évolution des nouvelles technologies. Le CSA interdit qu’on diffuse, y compris dans les médias étrangers, les estimations des résultats de l’élection avant l’heure officielle du journal de 20h. Cette règle datant probablement d’avant la naissance du Minitel, semble aveugle au développement des nouveaux médias. Le parquet de Paris l’a confirmée en menaçant carrément les médias belges et suisses d’amendes sévères en cas de diffusion avant l’heure dite. C’est comme pour le temps de parole des candidats. Depuis quelques jours, les dix prétendants à la Présidence de la République sont chronométrés lors de chaque intervention à la télévision ou en radio. Mais on ne mesure pas le nombre de messages qu’ils publient sur Twitter, ni l'audience des vidéos qu'ils diffusent sur Youtube, non, le web n’existe pas encore en France ! Il n’y a que la télé et la radio. Et le temps est limité. La conséquence de tout cela ? Les candidats à la présidentielle parlent beaucoup moins, alors que c’est maintenant qu’on voudrait les entendre. Autre effet collatéral regrettable : cette semaine, le temps de parole d’un tueur norvégien forcené ou celui d’un député belge délirant, était supérieur à celui du futur Président de la République française.

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