vendredi 13 avril 2012

Le sentiment d'insécurité à Bruxelles en 13 lignes

Et l’on reparle de l’insécurité à Bruxelles. C’est toujours la même chose depuis des décennies : le fameux sentiment d’insécurité grandit, sa médiatisation aussi. Pour garder la tête froide, il faut donc faire du journalisme individuel. Et se baser sur les faits. Je parcours et habite Bruxelles depuis 20 ans. Ai-je été souvent agressé ou malmené ? Je ne me souviens que de deux expériences. La première, c’était dans le bus 54. J’avais 14 ans. Une bande de jeunes m’a appelé « quatre z'yeux » à plusieurs reprises. Puis, après que l’un d’entre eux eut tenté d’ouvrir mon sac à dos, je me suis retourné et j’ai pris une gifle. Je suis sorti du bus et j’ai attendu le suivant. Plus tard, quand j’ai eu les moyens de me payer des verres de lunettes amincis, le problème ne s’est plus posé. Et puis, récemment, un dégénéré a cru que je lui cherchais des noises alors que je le regardais simplement pour savoir s’il quittait ou non sa place de parking au Basilix Shopping Center. Après avoir jeté la crème glacée à deux boules de son fils - témoin de la scène - sur mon pare-brise, ce forcené m’a poursuivi en BMW jusque sur le ring. Là, j’ai appelé les secours mais l’opératrice flamande ne m'a pas compris. Comme quoi, le sentiment d’insécurité n’est pas forcément limité aux frontières de la capitale.

1 commentaire :

  1. J'ai grandi à Bruxelles puis à Mons. Et malgré le tissus social délicat de la ville de Di Rupo, je n'y ai pas connu les problèmes de racket et insultes régulières que j'ai rencontré à Bruxelles.
    La mentalité de la "ville" (si on peut dire ça de Bruxelles et en même temps de Paris) est vraiment individualiste et renfermée (ou faussement ouverte) comparée à celle de la "province".
    En outre, ce que soulignent les observateurs (flamands ou francophones) c'est la passivité et le laxisme des décideurs. Moureau et Picqué parlent régulièrement de faits divers lors d'attaques à main armée ou d'homicides. Certains quartiers et rues, vous ne l'ignorez certainement pas, sont complètement sens dessus dessous. Rajouter des policiers n'y changera rien, il faut traiter le problème à la racine: trop de chômage pour les jeunes bruxellois, de mauvaises formations, trop d'exemples d'incivisme.

    RépondreSupprimer