jeudi 15 mars 2012

La Sabam sifflée

C’est terrible ce qu’on raconte sur la Sabam. Un libraire devrait payer 250 euros de droits d’auteur pour la lecture publique d’une œuvre protégée. La réalité est toute autre: il s’agit d’une somme bien plus dérisoire et seulement dans certaines conditions. Mais le mal est fait : le bruit court que désormais, pour toute œuvre diffusée dans un lieu public, il faudra payer. C’est dangereux de répandre ce genre de rumeurs ! Cela entraîne une explosion d’un phénomène terriblement agaçant : le sifflotement nerveux. Oui, vous avez tous probablement un « siffloteur » dans votre entourage. Le siffloteur est quelqu’un qui croit qu’il siffle quelque chose, mais dont le sifflement se limite à une succession saccadée de notes non identifiées et sans suite harmonieuse entre elles. Ce n’est pas de la musique, mais plutôt une sorte de tic, l'expression d'un stress ou d'un déséquilibre mental. Le siffloteur est partout : dans le métro, dans la rue, parfois même dans votre maison ! Et de par son irrégularité éphémère, le son du siffloteur est toujours libre de droit. Si demain, il faut payer pour siffler une musique en public, alors le nombre de siffloteurs risque de décupler. Ils n’ont pas fini de nous les casser.

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