lundi 2 janvier 2012

« Rabbi Jacob, il va pas changer »

Le numérique était censé tout changer. Au début, on a dit que ça allait améliorer la qualité de l’image et du son. Mais en fait, c’est l’inverse qui s’est produit. Pour bien comprendre ce phénomène, il faut se rappeler ce qu’est le numérique. Prenez l’exemple du réglage d’un radiateur. Une vieille vanne qu’on tourne à la main autorise, selon la précision de votre geste, une quantité infinie de positions et donc de températures. Un système digital avec intensité de 0 à 10 ne permet que onze variations. C’est exactement la même chose avec le son et l’image. Pour la photo par exemple, il aura fallu quinze ans et des dizaines de millions de pixels pour qu’on « s’approche enfin » de la qualité de l’argentique. On s’en « approche » mais on n’atteindra jamais le rendu analogique, dont les nuances sont infinies. Au niveau du son, c’est pareil. Le MP3 ne s’use pas, mais ces fichiers ne sont que la modélisation chiffrée d’une chose insaisissable et illimitée : la musique. Sans parler de la télévision, de plus en plus plate, à l’image de plus en plus nette, mais dont la qualité des programmes a complètement stagné. La preuve : en 2011, c'est un film de 1973, Rabbi Jacob, qui détient toujours le record d'audience.

5 commentaires :

  1. Rabbi Jacob était pour la première fois diffusé en Belgique...

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  2. Rabbi Jacob est un bon film mais un film populaire. Raison suffisante pour susciter les sarcasmes convenus d'une critique intello-gauchiste. Le choix du rédacteur de "13 lignes" censé dénoncer un programme de mauvaise qualité est malheureux. Et inapproprié.

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  3. Eh Patrick, calme-toi... il n'y a aucune critique à l'encontre de ce film. Juste un commentaire sur la programmation...

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  4. @ Patrick : "les sarcasmes convenus d'une critique intello-gauchiste" ou comment mettre des mots ensemble sans queue ni tête...

    merci de relire l'article en enlevant vos oeillères de pseudo-intellectuel (moi aussi je sais mettre des jolis mots ensemble pour paraître intelligent)

    L'article se termine par une critique de l'évolution de la programmation télévisuelle... ou plutôt de l'absence d'évolution positive.
    On est bien en droit de s'interroger sur la qualité des courts et long métrages actuels vu que le plus populaire d'entre-eux date des années 70.... à moins que ce ne soit la qualité de l'audience qu'il faille remettre en questions ?

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  5. Il y a simplement beaucoup plus de chaînes aujourd'hui qu'hier.
    Le nombre total de téléspectateurs s'en est allé croissant mais le gâteau a dû être partagé en de plus en plus de parts.
    Ceci explique cela.

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