samedi 5 novembre 2011

"Prendre malade"

« Prendre malade ». C'est une nouvelle expression qui circule. On l'a entendue hier, à la radio. Un syndicaliste s'exprimait sur la situation dans les prisons: « Tout n'est pas réglé. Si on n'est pas assez, il y aura encore des problèmes et des gens qui prennent malade... » Prendre malade. A première vue, on dirait une contraction entre "prendre congé" et "tomber malade". Loin de nous l'idée de prétendre que certains simulent. Non, il y a bien des cas où l'on n'est pas vraiment « malade », mais où la situation professionnelle est devenue tellement insupportable qu'il est préférable de rester chez soi. Alors, on "prend malade". Rien à voir avec ceux qui trichent et tombent "malades" y compris quand tout va bien. Souvent le lundi et le vendredi, quand il fait très beau. Non, ici, il s'agit d'un cas entre les deux. Une forme d'état de « pré-burn out », de dépression latente, un début de "jenpeupluite", maladie pas toujours reconnue et souvent mal diagnostiquée par la médecine. Il ne faut pas juger. Et faire attention, car il peut y avoir des complications. Chez France Telecom, par exemple, ne pouvant plus « prendre malade », beaucoup d'employés « ont  tombé morts ».

2 commentaires :

  1. Pirette, sort de ce corps

    Regarde dans ses sketchs , il utilise cette expression et une variante qui est "se mettre sur le malade"

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  2. Oui mais bon je n'en suis pas encore à regarder Pirette... J'ai quand même un peu d'amour-propre:)

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