vendredi 18 novembre 2011

Mourir, c’est "has been"

Il paraît que le secteur des pompes funèbres, lui aussi, est en crise. Les gens ne meurent plus assez. On annonce des faillites, si rien ne change dans les années à venir. C’est vrai qu’avec toutes ces précautions, on ne meurt plus aussi facilement qu’avant, dans nos pays occidentaux. Mais comme toujours, 13 lignes s’est mobilisé pour trouver des idées et relancer la croissance d’une industrie qui en a bien besoin. On pourrait par exemple supprimer les ceintures de sécurité ou ne plus les rendre obligatoires. On pourrait aussi autoriser à nouveau la cigarette dans les lieux publics, au travail ou même dans les maternités, comme au bon vieux temps. Il y a plein de solutions possibles. On peut supprimer le code de la route, réintroduire l’amiante dans les nouvelles constructions, ou bien confier la décision finale de l’euthanasie aux seuls notaires. On le voit bien, un petit brainstorming de quelques minutes permet déjà de trouver pas mal de pistes pour relancer l’activité. Il est temps d’agir, car si on ne fait rien, il y a aura des fermetures d’entreprises. Ou des délocalisations. Heureusement, il y a encore plein de pays où on meurt facilement. Mais chez nous, mourir, c’est « has been ».

1 commentaire :

  1. J'avais en son temps préconisé ce genre de mesures pour diminuer l'âge légal de décès et ce afin de régler le douleureux problème du financement des pensions qui risque bien d'en prendre un coup avec cette mauvaise nouvelle de plus: nous vivons trop longtemps

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