vendredi 21 octobre 2011

"Dans les jours et les semaines qui viennent"

En politique, on n'aime pas trop les dates précises. On utilise plutôt des expressions évasives. Mais il y a moyen d'interpréter chacune d'entre elles. Guide pratique. Commençons par le « Dans les minutes et les heures qui viennent ». Ça, c'est quand on est en réunion au finish. Ça vaut le coup de passer la nuit rue de la loi. « Dans les heures et les jours qui suivent », c'est déjà moins clair. Il faut attendre le débat du dimanche midi pour avoir confirmation. Ensuite, il y a le « Dans les semaines et les mois à venir ». Alors là, mieux vaut être prudent. Il faut le noter dans son agenda et redemander toutes les deux semaines: « Ça y est? ». Mais il y a pire: « Dans les mois et les années qui viennent ». Autant le dire tout de suite, ici il ne faut même plus noter. On parle de la prochaine législature, vous pouvez oublier. « Dans les années et les décennies à venir », c'est très rare dans la bouche d'un politique. Par contre, si c'est un climatologue qui parle, mieux vaut tendre l'oreille, ça peut être intéressant. A l'inverse, on n'entend pas non plus très souvent « Dans les secondes qui suivent ». Ça, c'est réservé à des grosses pointures, genre DSK, qui savent déjà ce qui va se passer à la fin de l'interview.

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