samedi 10 septembre 2011

Qui a faim de la Belgique?

Cette semaine, un journaliste francophone a interviewé longuement Bart De Wever, l'homme fort du premier parti de Flandre. Ce soir-là, de nombreux téléspectateurs flamands étaient devant leur télé: la RTBF. C'est assez paradoxal: regarder, sur une chaîne francophone, un homme qui déclare qu'il y a deux démocraties en Belgique et qu'elles n'ont plus de médias communs! Quelques jours plus tard, on a aussi appris le départ d'un journaliste connu du quotidien La Libre vers la rédaction du « Morgen ». Mais que se passe-t-il ? Il y aurait donc un paysage médiatique belge? Oh bien sûr, on pourrait être pessimiste et déclarer, comme cet ancien président du PS, qu'il n'y a plus de solution durable pour la Belgique. Ou au contraire, constater qu'en s'évaporant, elle prend aussi une nouvelle forme, comme une chrysalide devient papillon. Pour y arriver, il faudra peut-être s'ouvrir un peu à nos voisins, comme ces journalistes qui n'hésitent pas à traverser les frontières. On ne peut pas exiger qu'il n'y ait que 8 négociateurs qui parviennent à se comprendre. Nous sommes onze millions dans ce pays qui, à l'image de l'Europe, est probablement en train de mourir. Ou de naître.

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