jeudi 21 juillet 2011

Les négociations transparentes

Hier, il y a eu une déclaration étonnante et pourtant passée inaperçue dans les médias. Une négociatrice fédérale (que nous ne citerons pas) a dit: « Ce n'est pas un ultimatum, c'est une offre! Un ultimatum, ça fait trop négatif. Une offre, c'est plus positif » (sic). La première partie de la phrase est assez habituelle. Par contre, ce qui est étonnant, c'est l'explication qui suit. Pourquoi après une intervention, doit-on également expliquer sa tactique de communication? C'est nouveau, ça? C'est un peu comme si un Premier ministre disait: « Nous avons un programme de rigueur! », en ajoutant ensuite « On ne dit pas austérité, car cela inquiéterait les gens, il faut dire 'rigueur' ». Je me demande si c'est une évolution générale. Peut-être que c'est dû au niveau d'éducation plus élevé des citoyens du 21ème siècle, à qui on ne la fait plus. Ou alors c'est une influence des réseaux sociaux qui génèrent une nouvelle forme de transparence absolue de la communication. Enfin bon, peut-être qu'il y a une explication plus simple: la négociatrice en question est très fatiguée, et elle a simplement répété à haute voix les commentaires de son attaché de presse, sans s'en rendre compte...

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