dimanche 17 juillet 2011

Le jeu des mots

Avec la trêve des confiseurs, les journalistes doivent redoubler d'efforts pour trouver des idées d'articles pour l'édition du lendemain. Et ce n'est pas la vie politique à l'arrêt, ni la note pantelante du préformateur -dont le récit des tractations a pris des allures eschatologiques-, ni même une coloscopie de la presse andalouse qui pourront sortir les rédactions de la moulitude de ce dimanche pluvieux. L'imagination est au taquet. Pour passer le temps, certains pratiquent le jeu des mots. On fait une liste de termes improbables qu'un journaliste a ensuite pour mission de placer dans le canard du lendemain. Ce lexique composé de façon grégaire est souvent loufoque. Pas évident de placer "racagnac", "pisseuse" ou "mythomanie" dans un même papier. Parfois, ces insertions inopinées redonnent une nouvelle vie à des termes inusités. Ainsi, le mot « ukase » n'était pratiquement plus mentionné dans la presse belge avant l'été 2007. Le jeu des mots l'a réinstallé dans le langage courant. En politique surtout, grâce à la célèbre phrase: « Cessons de lancer des ukases, et occupons-nous des vrais problèmes des gens! » (Signé: Artémis)

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