vendredi 8 juillet 2011

Etre journaliste politique en Belgique

Journaliste politique en Belgique, c’est vraiment un métier de planqué. Franchement, il n’y a plus grand-chose à faire. Même si on va aux élections, les résultats seront à peu près les mêmes. Et donc, il suffit de reprendre les textes de juin 2010, de changer les dates, et le tour est joué. D’abord le formateur va dire : « Il faut rapidement former un gouvernement mais la tâche sera extrêmement difficile ». Et puis le ballet va reprendre. La télévision l'a déjà bien compris: les caméras ne vont même plus devant le Palais de Laeken. C’est une image fixe des grilles de l’entrée qui est projetée sur un écran et le journaliste se met devant en studio. Ca évite de devoir attendre dans le froid ou sous la pluie.  Et pour les arrivées et les sorties, il y a une banque de données avec un bon millier d’Audi ou de BMW au 16 rue de la Loi ou au Palais. Pour la rédaction d’articles, tout est automatisé dans un logiciel générateur : on clique sur « Générer article de démission », on encode le nom et la date et hop, c’est fait ! Il y a aussi la fonction : « Créer éditorial » avec l’option « Appel aux hommes d’états » ou « Menace de fin du pays », etc. Finalement le seul truc qui évolue, c’est la couleur et la densité des chevelures…

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