mardi 1 mars 2011

Le palais va-t-il nommer un "Alzheimer"?

Les observateurs de la crise institutionnelle sans fin connaissent une certaine lassitude. Il y a d'abord eu les citoyens qui, fatigués d'entendre des discours qu'ils ne comprenaient pas toujours bien, ont cessé de suivre l'actualité et se sont mis à zapper devant les débats politiques dominicaux. Mais après huit mois, on dirait que les journalistes eux-mêmes ont arrêté de lire les journaux! Ils se mettent à répéter des choses qu'ils ont déjà écrites, comme s'ils avaient oublié! Il faut dire qu'on a déjà tout dit sur le sujet. Tout le monde a déjà défendu une opinion et son contraire au moins une fois. Tous les acteurs sont déjà allés au moins une fois au Palais pour y remettre leur tablier ou pour déposer une note. Tout le monde a au moins déclaré une fois: “Il faut négocier!” ou “Je suis disponible", ou encore “Il faut faire des compromis, mais pas à n'importe quel prix!”. C'est un peu comme si on avait fait le tour d'une boucle. On pourrait même continuer comme cela encore longtemps en utilisant uniquement des articles datés et des images d'archives! Finalement, peut-être que la maladie d'Annie Girardot est plus répandue qu'on l'imagine.

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