mardi 22 mars 2011

"DE AVOND"

Le quotidien “Le Soir” a lancé il y a une semaine, une édition exclusivement destinée aux francophones de la périphérie bruxelloise. Elle sera disponible dans 19 communes qui “ceinturent” (sic) la capitale. L'objectif est de suivre l'évolution institutionnelle du pays, et surtout de proposer une information de proximité. C'est vrai! Quand on pense à tous ces pauvres habitants de la périphérie qui sont complètement isolés du monde et n'ont plus accès à l'information! Et dire qu'on allait les oublier! Vous imaginez, tous ces gens qui reçoivent leur convocation électorale (presque chaque année) en néerlandais! Et qui doivent faire appel à un traducteur pour traduire “13 juni, 8u-14u” en “13 juin, 8h-14h”! Ou qui doivent deviner que ”Brusselsestraat”, en fait, ça veut dire la "rue de Bruxelles", mais que de toute façon sur le panneau c'est quand même écrit “Brusselsestraat”? Tous ces gens qui ont du suivre des cours pour comprendre que “Dilbeek”, en fait... c'est “Dilbeek”! Il était temps qu'un journal de premier plan se lève pour reprendre contact avec ces populations délaissées! Par contre, on n'a pas compris pourquoi Le Soir sortait en néerlandais ce matin. Ils se sont vite intégrés!

2 commentaires :

  1. Après les Boshimans du Kalahari, les Inuits du grand Nord Canadien, les Papous de Nouvelle-Guinée et les Pygmées de Bangui, les Francophones de la Périphérie méritaient bien que l'on s'intéresse à leur triste sort et comme le National Geographic semble s'en désintéresser, c'est un quotidien vespéral de la capitale belge qui s'en est chargé. Défense des "opprimés" ? Surtout promotion de l'"imprimé". Marketing fr.

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  2. Personnellement quand je lisais le Soir je pensais déjà avoir la version périphérie bruxelloise. J'attends toujours la version pour le reste de la Belgique.

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