dimanche 16 janvier 2011

Tant qu'il n'y a pas de gouvernement...

Dans ce mouvement de protestation, on a oublié un acteur important: la presse. Les journalistes jouent pourtant un rôle majeur dans l'enlisement politique actuel. Ce sont eux qui font le jeu de la politique des petites phrases (« celui qui parle derrière mon dos...»), qui relayent des buzz sans contenu (catalogue IKEA, Chez Bruneau, etc.), rédigent des éditoriaux naïfs à répétition (« Ca suffit! », « Cherche: hommes d'état »), coproduisent la lassitude ambiante (« Une journée cruciale pour l'avenir du pays »), animent des débats creux et sur-joués (« Ah bon? Hou-là! C'est énorme ce que vous dites! »). C'en est assez! J'ai décidé à mon tour d'exprimer mon indignation. Tant qu'il n'y a pas de gouvernement, je n'achète plus un journal, je ne lis plus la presse en ligne, je ne regarde plus un JT et n'écoute plus l'actualité à la radio. Cette pression sur les médias se reportera directement sur les politiques. Par contre, j'aimerais demander aux journalistes de m'envoyer un e-mail lorsqu'il y aura un accord. Ben oui, comment serai-je au courant, sinon? Ah oui, et tant qu'on y est, je veux bien l'horoscope et la météo de temps en temps...

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