Bonjour, je vous écris car j’ai entendu dans les médias que beaucoup de catholiques demandaient à se faire débaptiser et que la procédure est assez simple et gratuite. Je n’ai pas trouvé le formulaire en ligne mais je suppose que cette demande écrite suffira. Voilà, mon cas est un peu particulier car je n’ai pas été baptisé à la naissance, comme beaucoup de gens. C’est bien plus tard, pendant des vacances en Jordanie, que j’ai effectué ce sacrement. En fait, au départ, c’était un peu un délire avec mon pote Jean. Je lui ai dit : « Chiche! ». Au début, il était pas trop d’accord. Il disait, je ne sais pour quelle raison, que c’était plutôt moi qui devait le baptiser, lui. Bref, finalement, on l’a fait et le résultat est le même. Mais avec tout ce que j’ai entendu sur l’Eglise ces derniers temps, et vu que je n’ai jamais été très pratiquant à part à la Noël, je pense que ce serait mieux de me retirer de vos banques de données. Je vous demanderai seulement de respecter la plus grande confidentialité car je suis un peu connu dans le milieu… Merci d’avance. Signé: Jésus-Christ, de Nazareth (mon nom est tout en haut dans la liste!).
jeudi 23 décembre 2010
mardi 21 décembre 2010
Idées cadeaux
Ah... si tout le monde acceptait de s'exprimer ouvertement... Si tout le monde arrivait à bien comprendre ses besoins fondamentaux et à les verbaliser correctement... Si tout le monde arrêtait de se voiler la face derrière un personnage, des jeux de rôles et des mises en scène qui sonnent de plus en plus faux... Si tout le monde acceptait de tomber le masque et montrait son vrai visage, si tout le monde osait enfin parler de ses envies librement. Si tout le monde acceptait de perdre le contrôle, se lâchait un peu et communiquait haut et fort ses désirs les plus secrets... Si tout le monde stoppait la comédie pour un temps et donnait à ses pensées une totale transparence... Si tout le monde cessait de mentir et acceptait de s'ouvrir à l'autre... Si tout le monde osait prendre des risques et disait enfin la vérité à son entourage... Si tout le monde osait exhiber ses pulsions au grand jour... Si tout le monde arrivait à parler franchement à ses proches et révélait sa véritable nature... Eh bien, si tout le monde faisait cela, tout serait beaucoup plus simple: il n'y aurait que des enveloppes avec du fric en-dessous du sapin de Noël et je ne devrais pas me taper la file à la Fnac...
lundi 20 décembre 2010
Une carte de Cliniclown!
Bonjour les petits enfants, lo lo lo! C'est votre Cliniclown! Je vous envoie cette petite carte de l'Ile de la Réunion pour vous parler de mon prochain spectacle de Noël! Je dois vous annoncer un petit changement de programme. J'avais prévu de vous rendre visite bientôt à l'hôpital Saint-François où vous résidez. Mais un événement a bouleversé mes projets. Eh oui, je viens de gagner au “putain de WinForLife”! Cela ne vous dit peut-être pas grand-chose, mais le “putain de WinForLife”, c'est géant: 2000 euros par mois, nets d'impôts, à vie! Je comprends votre incompréhension car je sais que pour vous, qui êtes atteints pour la plupart de maladies incurables, l'argent ne signifie pas grand-chose... Mais quand on a la santé comme moi et qu'on gagne le “putain de WinForLife”, on n'a pas envie de reporter son bonheur! Ah, je vous aurais bien tous emmenés en voyage avec moi... Mais bon, c'est le WinForLife, hein, c'est pas l'EuroMillions non plus! Allez, allez, je suis sûr que l'année prochaine, un autre Cliniclown viendra vous voir! Bonnes fêtes, mes petits lutins, la, la, la! Signé: Votre Cliniclown. P.S.: Retournez vite la carte pour voir la plage d'où je vous écris! :-)
La révolution Wikileaks en 13 lignes
L'invention du télégraphe a participé fortement au développement de la presse écrite telle qu'on la connaît aujourd'hui. Plus tard, l'arrivée des radios libres a ralenti la diffusion de l'information, car elles ne disposaient pas encore de journalistes: les animateurs se contentaient de lire à haute voix les titres de la presse quotidienne du matin. Ensuite, la télévision a encore alourdi le processus: il fallait désormais attendre le soir pour que le présentateur du journal annonce les titres de la presse du matin couvrant les événements de la veille: “Madame, Monsieur, Bonsoir! C'est Le Soir qui l'annonce en exclusivité... etc.” Puis, l'Internet a ajouté une étape supplémentaire: on pouvait désormais visionner en ligne le journal télévisé de la veille, annonçant les nouvelles de la presse couvrant l'information de l'avant-veille. On peut donc dire que Wikileaks marque une véritable révolution dans l'histoire de la presse. On peut désormais accéder directement, en quelques clics, à des informations datant de 7 ou 8 ans. La rapidité de diffusion ne permet toutefois plus le traitement des informations, qui sont proposées sous forme de télégrammes...
dimanche 19 décembre 2010
La note de Vande Lanotte
La note de Vande Lanotte. On ne parle plus que de cela... La note de Vande Lanotte... C'est un peu facile... Bon d'accord, la note de Vande Lanotte nous donne du temps... La note de Vande Lanotte permet de prolonger le terme de Leterme, de préparer la nouvelle ère du MR, de faire couler l'eau d'Ecolo... Elle aide à enterrer la hache du cdH, à préparer les listes des socialistes, à déployer les ailes de Michel... La note de Vande Lanotte permet de montrer les crocs de De Croo, de préparer le quai de Milquet, de garder les veaux de Javaux, de compter les parts d'Happart, de conserver les gains de Maingain, de suivre les cours de Marcourt... Ah, la note de Vande Lanotte... Elle sauve la peau de Di Rupo, atténue la haine des Daerden, coupe la langue du Vlaams Belang, prépare l'heure de De Wever... Elle a bon dos la note de Vande Lanotte. Elle cache le nez de Gennez, tire le lait de Wathelet, masque la gêne de Lutgen... Ah, la note de Vande Lanotte... Elle en fait des choses la note de Vande Lanotte, et tout cela... tout cela sous l'œil de Van Rompuy! Et voilà! Voilà comment, en 13 lignes, on apprend aux Français à prononcer le nom du président du Conseil européen.
dimanche 12 décembre 2010
Des restes de journalisme
On est entré dans l'ère Wikileaks du journalisme. Ou si vous préférez, le recyclage des déchets. L'article publié hier sur Lesoir.be en est un bel exemple: « Wikileaks: le Vatican 'antisémite' ». On commence par balancer trois mots-clés. A la limite, on aurait pu se passer du « le ». Le titre sonne comme une affirmation sans appel. Puis, on apprend qu'en fait, ce sont « des diplomates américains » qui disent cela. Et plus loin, on lit que cela concerne seulement « certains hauts responsables du Vatican » et que ce ne sont que des « restes de sentiments antisémites » (c'est quoi des « restes de sentiments antisémites? ») Enfin, on découvre la date de l'information: 2002. Sous Jean-Paul II. Le document accuse aussi « un responsable âgé d'origine française ». Ouf, avec un peu de chance, il est pensionné ou décédé depuis. Voilà, l'histoire est terminée. On ne connait toujours pas le rôle exact du Vatican pendant la deuxième guerre mondiale, mais on sait qu'en 2002, il restait un peu d'antisémitisme dans ses poubelles. Je ne suis pas un anti-Wikileaks mais ce serait bien si dans les rédactions, on retrouvait des restes de journalisme.
samedi 11 décembre 2010
Comment démonter un siphon?
Franchement je n'en ai aucune idée! Et désolé si vous êtes arrivés ici par une recherche dans Google. Je ne peux pas vous aider. Le mieux est sans doute d'appeler un plombier. Vous allez me dire: dans ce cas, pourquoi faire un article sur le sujet? J'ai remarqué un phénomène étrange. A chaque fois que je publie un titre sous forme de question concrète, les visites augmentent. On dirait que les gens, sur Internet, recherchent avant tout des solutions aux problèmes pratiques de la vie quotidienne. Je l'ai encore expérimenté récemment avec un billet intitulé « A quoi servent les pneus neige? » Tout d'un coup, des centaines d'internautes, dont plusieurs Québécois, se sont rués sur l'article et, sans en percevoir le second degré, se sont mis à argumenter sur l'utilité des pneus hiver. On m'a même accusé de mettre en péril la sécurité routière! Avec « Comment démonter un siphon », je m'attends au pire. Il y aura sans doute des insultes. Ou des plaintes sur le prix exorbitant des plombiers le week-end. J'assume. Après tout, ce billet aura peut-être une utilité pratique pour ceux qui réfléchissent à ce qu'est vraiment l'Internet.
Les playoffs, c'est fini!
Et c'est une bonne nouvelle, car je ne sais toujours pas ce que c'est. Comme beaucoup de gens, je m'intéresse au football quand la Belgique est en finale du Mondial, c'est-à-dire pas souvent, ou lors de grands matchs nationaux susceptibles de provoquer des embouteillages. Je ne suis pas « foot », mais je me réjouis de l'abandon des playoffs. J'ai tenté pendant des mois de comprendre de quoi il s'agissait, surtout depuis que ce mot barbare a fait la une des quotidiens généralistes, signe qu'il était devenu un problème sociétal. J'ai même regardé un sujet didactique au journal télévisé de RTL. Malgré les efforts pédagogiques de la chaîne, je n'ai absolument rien compris. J'ai également demandé à un collègue passionné de prendre le temps de m'expliquer. Il m'a répondu « Les playoffs? Mais c'est super facile! Je t'explique après ma réunion » Je ne l'ai jamais revu. Pour moi, une équipe de foot gagne quand, à la fin du match, elle a marqué plus de buts que l'équipe adverse. Et sans être présomptueux, j'estime que si RTL n'a pas réussi à m'expliquer quelque chose, c'est ce que ce quelque chose a un problème de lisibilité. Ils vont les supprimer, les playoffs. Parfois, les problèmes finissent par se résoudre d'eux-mêmes.
vendredi 10 décembre 2010
La grande cuisine pour les nuls
La vie m'a amené à être en contact avec le monde de la grande cuisine, qui n'est pas accessible à tous. Fascinant. Beaucoup d'idées reçues volent en éclat quand on rencontre les spécialistes du domaine. D'abord, contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce sont toujours des hommes. Loin de moi l'idée que la cuisine serait réservée aux femmes, mais que des hommes! Et alors qu'on pensait qu'une bonne cuisine était avant tout affaire de saveurs et de dosage, on se rend vite compte qu'il s'agit d'une question de mesures, d'agencement et de technologie. Quels que soient vos fournisseurs, la qualité d'une cuisine dépend moins de la fraîcheur des ingrédients que de la distance qui sépare l'évier du four, ou encore de la marque de l'électroménager. Dans la grande cuisine, une vitrocéramique bas de gamme ou une induction de luxe peut faire la différence jusque dans la cuisson d'un œuf sur le plat. Et attention, quand je dis 'grande cuisine', je parle d'au moins 25 m2. Mais le mieux est peut-être de vous renseigner vous-mêmes: ses représentants sévissent le long des routes nationales, derrière des enseignes colorées au nom enfantin (Oggi, Oxona, Mobalpu).
mardi 7 décembre 2010
Cantonna que l'amour
Aujourd'hui, c'est la journée du “bank run”. Un appel à la révolution, largement relayé, invite tous les consommateurs à retirer leur argent en même temps afin de faire vaciller les banques. On pourrait s'en inquiéter s'il n'y avait pas eu récemment la “journée sans crédit”, où de nombreux ménages endettés ont fait exactement l'inverse: ils ont vendu tout ce qu'ils ne pouvaient s'acheter et ont remboursé leurs prêts en cours. Résultat: les banques ont du cash à ne plus savoir qu'en faire et pourront sans problème le rendre aux quelques révolutionnaires qui le réclameront aujourd'hui. Au final, ceux qui devaient de l'argent l'ont rendu, et ceux qui en avaient l'ont repris. L'opération est nulle. Mais pensons à l'après-révolution. Comment ces gens vont-ils vivre sans banque? Les riches pourraient prêter leur argent aux pauvres, à des conditions intéressantes, sans frais de dossier. Mais il ne faudrait pas que certains oublient de rembourser, car les prêteurs se fâcheraient et feraient appel à la violence pour récupérer leur dû! Ce serait le chaos. Il faudrait alors penser à inventer une sorte d'institution intermédiaire règlementée, qui placerait l'épargne des uns et faciliterait le crédit des autres. Mais qui va oser se lancer là-dedans?
lundi 6 décembre 2010
Echec et math
Ce soir, j'ai du me pencher sur un problème, soumis à mon neveu âgé de 12 ans, et pour lequel il a obtenu un échec cuisant (0,5/5). Titre: « Résoudre des compétences ». Enoncé: « Le grand-père de Julien cultive des fraisiers sous 5 serres tunnels dans le sens de la largeur de son jardin. Chaque serre tunnel occupe une largeur de 1,4 m. L'intervalle entre chaque serre tunnel est de 0,8 m. Les serres tunnels situées aux extrémités se trouvent à 1,8 m des clôtures. Quelle est la largeur de son jardin? ». Notez que je n'inclus pas cet énoncé dans le comptage des 13 lignes. Après tout, je ne fais que citer un passage emprunté. Je ne suis pas Houellebecq, tout de même! Mais revenons au problème: a priori, tout paraît logique et simple. Sauf si on se met à penser au « sens de la largeur d'un jardin ». Est-ce leur longueur qui est dans le sens de la largeur du jardin? Alors c'est la longueur du jardin qu'on peut mesurer! Bref, la formulation n'est pas claire. Mais il y a mieux: que signifie le titre « résoudre des compétences »? On peut résoudre un problème, mais comment résout-on des compétences? Ces deux mots semblent jurer, un peu comme « dénoyauter des ampoules » ou « cracher des hamsters ». Et puis au fond, est-ce que dans la vie réelle, on ne calcule pas plutôt, sur base de la largeur connue d'un jardin, le nombre de serres qu'on pourra y placer, et non l'inverse? En fin de compte, je suis assez fier de mon neveu, qui s'est planté totalement dans cet exercice. Cela prouve qu'il peut s'adapter rapidement à des comportements surréalistes. Il a d'ailleurs très bien appris la leçon en datant erronément son interrogation au 25 décembre 2010, jour de congé officiel où il est absolument impossible d'être au cours de mathématique. Une sorte de clin d'œil au prof, lui disant: « Eh, moi aussi, je délire parfois! »
Saint-Nicolas formateur
Cher Saint-Nicolas, cette année, je voudrais... un accord communautaire équilibré, mais pas à n'importe quel prix, pour une réforme des institutions fédérales qui donne plus de poids aux entités fédérées, avec plus d'autonomie fiscale aux régions, et une plus grande responsabilisation de celles-ci sur les politiques menées, notamment en matière d'emploi, tout en maintenant un socle fédéral important et remanié, avec un gouvernement stable, qui garantisse une sécurité sociale forte et la solidarité entre les communautés et qui donne un nouvel équilibre institutionnel pour au moins dix ans, parallèlement à une solution négociée sur la question de la minorité francophone habitant la périphérie de Bruxelles, qui, idéalement, devrait être refinancée pour pouvoir rencontrer ses défis de capitale du pays et de l'Europe, ce qui s'accompagnerait d'une réorganisation interne de ses institutions régionales et locales, avec l'objectif d'une plus grande efficacité, notamment afin de maintenir son attractivité économique et de développer l'emploi local. Mais bon, si tu ne trouves pas, tu peux aussi m'offrir une ferme Playmobil! Faut toujours avoir un plan B...
samedi 4 décembre 2010
A quoi servent les pneus neige?
Vous l'avez sans doute remarqué: 2010, c'est l'année du pneu neige. Il n'y a jamais eu autant de publicités et d'émissions recommandant de mettre des pneus adaptés au temps hivernal. Avec des arguments de vente surréalistes: « Pendant que vous utilisez des pneus neige, vous n'usez pas les autres! ». Eh ben! Un peu comme les caleçons qu'on laisse dans l'armoire. Certains garages proposent même de garder vos pneus normaux pendant l'hiver (« tyre-sitting »?). Vu cet engouement généralisé, tous ceux qui n'ont jamais mis de pneus hiver sur leur voiture et que cela n'a pas empêché de vivre, se posent la même question: «Mais comment ai-je fait jusqu'ici? ». Autrement dit: à quoi servent les pneus neige? C'est évident pour ceux qui vivent au beau milieu d'une campagne trop isolée pour intéresser les services d'épandage. Mais pour les autres? La meilleure réponse nous vient peut-être de l'E411, où jeudi dernier, un automobiliste a été flashé à 189 km/h alors que la neige ne cessait de tomber. Voilà donc à quoi sert le pneu neige: permettre à ceux qui roulent comme des cons en été, de continuer à rouler comme des cons en hiver.
jeudi 2 décembre 2010
Belgique hors-jeu?
Et la Belgique fût sélectionnée pour organiser la coupe du monde de football... Le mot “Belgium” apparut sur tous les écrans du monde. Une fierté nationale retrouvée donna un coup de pouce aux négociations : on obtint un accord et un gouvernement de plein pouvoir avec une vision à long terme fut formé. Face au manque de capacité hôtelière dans certaines villes, on misa sur le développement des transports : en quelques années un RER performant était en service, tandis que la sécurité et la ponctualité des trains étaient renforcées. Pour répondre à la demande soudaine de main d'œuvre pour mettre le pays sur son 31, on donna du travail à des milliers de demandeurs d'asile. Les moins chanceux furent accueillis dans les nouvelles infrastructures disponibles. La rénovation des autoroutes wallonnes reçut un coup d'accélérateur: elles étaient désormais aussi lisses que chez nos voisins. Les marchés financiers furent rassurés et les investissements nombreux: la Belgique redevint une des plus grandes économies d'Europe, avec des recettes fiscales telles que la dette publique et le paiement des pensions futures ne furent plus qu'un mauvais rêve. Ouah! Je commence vraiment à m'intéresser au foot! C'est quoi encore un 'hors-jeu'?
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