lundi 22 novembre 2010

Julian Assange n'en est peut-être pas un

Le problème avec le journalisme 2.0, c'est qu'il faut avoir le temps de tout lire. Surtout avec le site "Wikileaks", qui en est peut-être la meilleure caricature. Son fondateur vient d'annoncer qu'il allait publier « sept fois plus de documents confidentiels » sur la guerre en Irak que les 400.000 précédemment divulgués. Ca fait quand même 2.800.000 documents supplémentaires! C'est embêtant car le sujet m'intéresse. Mais je n'ai pas encore fini la lecture du dossier Dutroux. Et encore moins celle des 77.000 pages sur l'Afghanistan. Il faut dire que la littérature militaire n'est pas très accessible. Les témoignages farfelus des obsédés de la théorie du complot pédophile sont bien plus marrants à lire. Pour le reste, je pense que ces millions de documents de guerre ne vont pas m'apprendre grand-chose. Au fond, peut-être que le but du fondateur de Wikileaks n'est pas de dévoiler mais de dissimuler la vérité, en la cachant parmi des tonnes d'informations, un peu comme on jetterait une aiguille dans une botte de foin. En tous cas, Julian Assange respecte au moins un principe du journalisme traditionnel: il ne viole jamais le secret de ses sources.

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