mercredi 1 septembre 2010

La vie nécrologique

D'un côté, il y a la publicité qui prétend que vous allez rajeunir à soixante-cinq ans. Et puis de l'autre, il y a la réalité: dans la politique, le cyclisme ou le cinéma, les gens partent souvent plus tôt que prévu. Moi, si un jour je meurs, j'espère que je ne serai pas connu, car pour les stars, mourir c'est le pire. Ben oui, c'est là qu'il faut se farcir les titres de presse qui semblent être un concours pour trouver la façon la plus originale d'annoncer la nouvelle. C'est toujours lié à l'activité du défunt, avec en vrac: « Dernier matin du monde pour Alain Corneau », « Fignon a perdu sa course contre le cancer », ou pire « La dernière échappée de Laurent Fignon ». Un peu plus tôt: « Maigret a cassé sa pipe», et « Vertige de la mort: Alain Bashung est décédé. », etc. Parfois je me demande ce que ça donnerait si on faisait tous nos faire-parts de cette façon. Et j'ai une pensée émue et soudaine pour tous les chauffeurs de bus (« Terminus pour Gilbert »), les enseignants (« Fin de la récré pour Alain » ) ou les femmes de ménage (« Roselyne est retournée poussière ») qui nous ont quittés récemment dans l'anonymat.

1 commentaire :

  1. Et n'oublions pas cette superbe épitaphe découverte dans le bureau d'un commandant de pompiers à Tubize : "Un pompier ne meurt pas... il s'éteint" (authentique)

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