vendredi 19 mars 2010

Master en xénophobie

Dur, dur d'être xénophobe en 2010. Il y a tellement de lois et d'associations qui luttent contre la discrimination et le racisme. Le moindre mauvais mot est scruté, analysé et aussitôt attaqué. Il faut une bonne élocution et une parfaite maîtrise de ses dossiers. Par exemple, on ne peut pas dire « tous les noirs et les arabes sont des trafiquants », mais on peut dire « la plupart des trafiquants arrêtés sont d'origine africaine ou arabo-musulmane ». L'effet est exactement le même auprès du public, mais on est paré aux éventuelles critiques car on se base sur des faits pseudo-scientifiques. Les lois sont donc bien faites pour lutter contre le bête racisme de comptoir, mais pas pour celui des grandes écoles. Le problème, c'est que ce n'est pas le petit quidam anxieux qui est invité sur les plateaux de télévision, mais bien le chroniqueur mondain diplômé. C'est discriminatoire. Le racisme est devenu un luxe, réservé aux Bac +5 et inaccessible aux petites gens. On ferait mieux de donner la parole aux petits racistes incultes à la télévision. Le raciste érudit, placé au milieu de ses camarades du bistrot du coin, aurait l'air moins crédible.

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