mardi 2 mars 2010

Fumer tue, mais pas assez vite

D'après la fondation contre le cancer, le nombre de fumeurs réguliers est reparti à la hausse dans notre pays. 32% de la population belge fume quotidiennement, soit la même proportion qu'il y a vingt ans. Comment expliquer que des pays comme l'Islande, par exemple, aient réussi à faire baisser ce chiffre à 15% sur la même période? C'est très simple: fumer tue, mais pas aussi vite qu'on l'imaginait. En effet, la stratégie belge de lutte contre le tabagisme a été audacieuse. Au lieu de faire disparaître le tabac, on a voulu supprimer les fumeurs. Et si je lis bien ce qu'il est inscrit sur mon paquet de cigarettes, la meilleure façon de se débarrasser d'un fumeur, c'est de le laisser fumer. On a donc éviter d'augmenter trop les prix et on a ralenti les mesures d'interdiction prônées dans une bonne partie de l'Europe. Mais c'était sous-estimer la force physique et morale du fumeur belge, et nier la qualité reconnue de nos soins de santé. Quant à l'effet des interdictions au travail et au restaurant, il a été limité, car beaucoup de gens ont perdu leur boulot et n'ont plus les moyens d'aller au resto! Tiens, ceux-là aussi sont de plus en plus nombreux...

2 commentaires :

  1. transmission de pensée! Non je n'ai pas perdu mon boulot mais aujourd'hui, j'ai décidé d'arrêter de fumer!

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  2. Jusqu'à présent, le gouvernement fédéral a été partisan de petites augmentations réparties dans le temps, qui font augmenter les revenus fiscaux. Elles n'ont aucune influence sur la consommation.
    L'exemple de la France démontre que les augmentations importantes influencent considérablement la consommation- 15,3 millions de fumeurs en 1999 et 13,5 millions en 2003=
    Les recettes fiscales provenant des produits du tabac sont monumentales: Ces revenus semblent être indispensables et remettent en quesion la crédibilité de la politique gouvernementale en matière de prévention :-)

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