dimanche 20 décembre 2009

Vingt mille lieues sous les neiges

Et si on allait faire notre shopping de Noël à Londres? C'était la mode jusqu'aux incidents du week-end. Deux mille passagers ont passé la nuit de vendredi à samedi dans le tunnel sous la manche. Au-delà de la compassion pour les personnes dont le mini-trip a été transformé en calvaire, on peut tirer quelques leçons de cet événement. D'abord, il neige sous la mer! On pensait vraiment que l'euro-tunnel était le dernier endroit où la météo pouvait bloquer un train. Eh bien non! Là aussi, c'est le bordel. Ensuite, le syndrome du Titanic a encore de beaux jours devant lui: certaines personnalités voyageant en première classe ont pu quitter les trains bloqués en priorité. Enfin, le syndrome de Stockholm, qui pousse les otages à s'attacher à leur ravisseur, fonctionne aussi dans l'Eurostar: des passagers bloqués plus de seize heures dans un train refusaient de le quitter à Londres en réclamant des compensations plus dignes! Mais il y a quand même une bonne nouvelle dans tout cela: la libéralisation des chemins de fer est un succès. La concurrence fonctionne à merveille. Avec 20.000 passagers en attente à Calais, Eurostar a clairement décidé de se positionner en challenger de la SNCB.

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