samedi 21 novembre 2009

Section cuisine

J'ai remarqué que les restaurants à succès, toujours bourrés, où il faut attendre au bar, réserver plusieurs mois à l'avance ou avoir « ses entrées », ne sont pas forcément les meilleurs. Car ils sont souvent victimes de leur succès: service trop rapide, personnel peu souriant, et difficile d'en redemander car « si t'es pas content, t'as qu'à aller ailleurs ». Et ils ont raison. Pourquoi en faire trop alors que leur bonne réputation suffit à assurer un chiffre d'affaires maximal, 365 jours par an? Ils sont plus chers aussi. Et c'est souvent leur cadre luxueux et le chic de leur clientèle qui font recette. Pas forcément la qualité des mets qui y sont servis. Pourquoi ne pas changer nos habitudes? Pourquoi ne pas tenter ces petits restaurants mal famés, dans des quartiers pourris, où il y a rarement plus d'une table occupée ? C'est souvent là qu'on découvre des merveilles, au-delà du standing, dans la pénombre d'une arrière-salle dont le papier-peint des années 70 se décolle des murs. C'est là qu'on peut avoir de bonnes surprises et révéler peut-être les talents de demain. Au fond, si on raisonnait comme cela dans l'enseignement, il n'y aurait pas tout ce débat sur le décret inscriptions.

2 commentaires :

  1. La chute est phénoménale et j'ai une tendresse particulière pour le papier-peint disco ;)

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  2. Oser sortir des sentiers battus et faire confiance, cela peut donner des belles surprises :-)

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