jeudi 15 octobre 2009

Coach me if you can

C'est en survolant les fjords norvégiens que j'en ai pris conscience: je ne serai jamais pilote d'avion. On nous répète sans cesse que tout est toujours possible dans la vie, que des vocations peuvent se révéler très tard, que Jean de La Fontaine a écrit sa première fable à 42 ans, etc. Mais il faut se rendre à l'évidence: j'ai largement dépassé la trentaine, je suis hypermétrope et astigmate, la formation de base coûte une fortune, et en plus, j'ai un diplôme en sciences humaines. Bref, je peux encore réaliser pas mal de choses, mais pilote, c'est cuit! Cela me fait un drôle d'effet d'en prendre conscience. Bon, ceci dit, ai-je vraiment rêvé un jour d'être pilote d'avion? Et puis, est-ce que ce n'est pas un peu "has been", pilote d'avion? Un peu "20ème siècle"? C'est vrai, avec l'arrivée du "low cost", les statuts "freelance" et le remplacement des repas chauds par des sandwichs en caoutchouc à 6,5 euros, ce n'est pas un peu la honte, "pilote d'avion"? Si on ajoute à cela les décalages horaires, c'est peut-être encore plus valorisant d'être chauffeur d'autocar! Et là, au moins, tout est encore jouable pour moi.

1 commentaire :

  1. Celui qui s'est posé sur la Hudson River avait quel âge déjà?

    Tout est automatique... du décollage à l'atterrissage. Les pilotes d'aujourd'hui ne pilotent plus, ils surveillent les commandes et l'informatique de l'appareil... alors en cas de pépin, ils doivent se mettre à jour régulièrement en simulateur...

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