jeudi 4 octobre 2007

Résidence primaire

En 2005, une jeune femme devint célèbre dans le monde entier en louant le plus petit studio de Londres pour un loyer de 820 euros par mois, dans le quartier huppé de Notting Hill. Dans un placard aménagé, un propriétaire vénal avait réussi à placer une kitchenette, une douche, une penderie et un lit suspendu, sur une surface totale de 5 m2 (sic). Mais qu'est donc devenue cette femme qu'on disait alors "active, à la vie professionnelle bien remplie" et heureusement, "pas souvent à la maison" ? S'est-elle asphyxiée dans son sommeil, après avoir laissé son fer à repasser branché toute la nuit? Est-elle restée coincée à l'intérieur avec ses amis, le soir de la pendaison de crémaillère ? A-t-elle invité des gens pour une fondue qui a mal tourné ? Elle a peut-être rencontré quelqu'un qui a un labrador, et a du déménager ("Article 8: les chiens ne sont pas admis dans l'immeuble"). Et si elle était simplement très heureuse dans cet appartement lilliputien ? Mieux : elle a peut-être eu l'occasion d'acquérir son logement. Pour 300.000 euros. En Angleterre, en effet, les emprunts hypothécaires sur plusieurs générations sont autorisés.

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