samedi 22 septembre 2007

Cartes sur table

En 1996, Bill Gates affirmait dans un livre que grâce à l’informatique, les enfants des années 2000 ne devraient plus porter de lourds cartables pour aller à l’école. De mon côté, je viens de me rendre compte des effets de l’informatisation en vidant mon portefeuille, que j’ai dû remplacer car l’ancien était complètement déformé par ce qui suit. Deux cartes de banque, une carte de crédit, deux cartes de fidélité à des chaînes de supermarché, une carte de sécurité sociale, une carte de la mutuelle, une carte du vidéo-club, une autre pour le nettoyage à sec, une carte d’essence, un badge pour entrer au bureau, un autre pour le parking et un troisième reçu lors d’une visite à l’hôpital. En fonction de vos hobbies, vous en avez probablement d’autres. Et bien sûr, la carte d’identité électronique. Toutes ces cartes ont la même taille et la même épaisseur. En tout, cela me fait un bloc de plastique rectangulaire d’environ un centimètre de hauteur. Je n’ai pas d’enfants. Je ne sais pas si les cartables sont plus lourds ou plus légers qu’il y a quinze ans. Mais une chose est sûre : le mot « portefeuille » a perdu son sens d’origine.

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire