vendredi 12 décembre 2014

Pourquoi on interdit Uber

En résumé, Uber est un service de location de voitures privées avec chauffeur. Il est bon marché, environ 40% moins cher qu'un taxi officiel bruxellois. Il crée de l'emploi: les chauffeurs sont souvent des gens comme vous et moi, qui exercent cette activité complémentaire pour arrondir leurs fins de mois, ou plus. Uber est un système durable: les voitures n'ont pas été achetées. On utilise simplement un peu plus le parc existant. Uber est convivial et a un excellent service à la clientèle: le chauffeur est coté après chaque course et le client aussi. Uber est performant: une application GPS, un appel en un seul clic, temps d'attente connus et pas d'argent liquide car tout est digital. Uber est totalement transparent: pas de compteur coupé, de courses en noir, tout est tracé et facturé. Uber est sûr: on sait qui vous êtes, qui vous conduit, où vous êtes. Uber n'est pas un monopole: n'importe qui peut lancer une application concurrente s'il le souhaite. Enfin Uber offre une véritable alternative de mobilité. Il est le chaînon manquant avec la STIB, le Villo!, et les voitures partagées Cambio pour se passer définitivement d'une voiture, et pourrait réellement aider à réduire les embouteillages dans la capitale. Alors évidemment, dans ces conditions... un service bon marché, convivial, durable, transparent, sûr, performant, compétitif, avec des clients satisfaits et qui crée de l'emploi et offre de vraies solutions aux problèmes de mobilité d'aujoud'hui, vous ne pensiez quand même pas qu'on allait autoriser ça à Bruxelles?

jeudi 11 décembre 2014

Eviter la déprime hivernale en 10 gestes simples

Après un été indien savoureux, un temps plus gris et plus froid s'est installé sur le pays. Manque de lumière, lèvres gercées, fatigue accumulée: la déprime saisonnière n'est pas loin. Voici 10 gestes simples pour y échapper.
1) Etirez les doigts plusieurs fois en tenant les mains horizontalement devant votre clavier
2) Avec la main droite, prenez votre souris et faites des mouvements circulaires
3) Rendez-vous sur un site de voyage et fixez attentivement les photos de plages ensoleillées pendant plusieurs secondes
4) De temps à autre, cliquez sur le bouton gauche et agrandissez les images d'hôtels ou de plages
5) Exercez ensuite vos bras en plongeant la main droite dans la poche gauche de votre veston puis la main gauche dans la poche droite.
6) Ensuite, continuez de fixer attentivement les images de plage, tout en cliquant de temps à autre pour aller vers des descriptions plus précises et des photos plus détaillées
7) Refaites l'exercice des bras et sortez votre carte de crédit de votre portefeuille. Tenez la carte du bout des doigts et faites la pivoter sans la laisser tomber.
8) Inspirez et expirez une fois à fond pour changer l'air qu'il y a dans votre cerveau
9) Tenez la carte de crédit devant vous, à hauteur de l'écran où s'affiche l'hôtel et la plage sélectionnés.
10) Cliquez sur "Confirmer commande".

lundi 8 décembre 2014

Pour en finir avec le débat sur Uber

Uber n'est pas une "société de taxis". Une "société de taxis", en fait, c'est une société créée en suivant la loi qui définit ce qu'est une société de taxis…  Uber, c'est autre chose. C'est un éco-système, permis par les technologies d'aujourd'hui. Dans ce système, il y a des règles, minimales et plus souples. Un chauffeur privé doit avoir une voiture d'une certaine catégorie, entretenue, assurée, assez récente et propre. Le reste, c'est le client qui juge, en donnant une note d'appréciation à chaque trajet. Mais ce client est coté à son tour par le chauffeur. Il n'y a pas de question d'argent ni d'histoire de compteur coupé entre eux: tout est automatisé. Il n'y a pas d'infrastructures Uber. Il n'y a que du logiciel. Le reste, ce sont des voitures qui existaient déjà et des êtres humains qui existaient déjà, mais qui ne se connaissaient pas. Maintenant, ils se connaissent, ils se parlent et ça se passe plutôt bien. Alors, bien sûr Uber est une entreprise qui fait ou fera du profit. Mais ce qui vaut de l'argent dans toute cette histoire, c'est l'idée originale et la marque. Si vous n'êtes pas content, il fallait l'inventer vous-même! Uber, c'est le premier signe visible d'une économie basée sur le partage et l'utilisation rationnelle des ressources existantes, avec le support des technologies mobiles. Qu'on le veuille ou non, Uber est un signe de la fin d'une société où "tout le monde doit posséder tout". On va posséder moins et utiliser plus. Et ce ne sont pas les syndicats des taxis bruxellois qui vont arrêter ce mouvement.

vendredi 21 novembre 2014

Election d'Elio Di Rupo

Ce week-end, les militants du PS vont se rendre aux urnes car le mandat d'Elio Di Rupo est remis en jeu et l'élection d'un nouvel Elio Di Rupo a été organisée. Beaucoup de suspense car il y a cette année plusieurs candidats pour occuper la fonction tant convoitée d'Elio Di Rupo. Il y a d'abord bien sûr Elio Di Rupo, Bourgmestre de Mons qui a une longue expérience de la politique locale et qui connaît bien le Hainaut, une terre socialiste historique. Et puis, il y a l'ancien Premier ministre Elio Di Rupo qui brigue également la fonction d'Elio Di Rupo. On le dit un peu abattu et amer suite à sa courte expérience à la tête du fédéral, mais Elio Di Rupo peut tout de même l'emporter face à Elio Di Rupo, ancien Président du parti qui a probablement fait son temps aux yeux de certains. Et enfin, un inconnu dans les rangs socialistes: Elio Di Rupo, qui rêve de doubler tout le monde par surprise. Alors, la pression sera maximale ces vendredi et samedi. Qui va l'emporter? Elio Di Rupo? Elio Di Rupo? Ou peut-être Elio Di Rupo? Voire pourquoi pas carrément Elio Di Rupo, le challenger? En tous cas, nous suivrons en direct le décomptage des voix et nous serons les premiers à donner le nom du vainqueur de cette élection d'un nouvel Elio Di Rupo. On ne se risquera pas à faire des pronostics, mais certains observateurs bien informés ont indiqué qu'Elio Di Rupo avaient toutes ses chances de devenir le prochain Elio Di Rupo, "étant donné le besoin vital du parti de se remettre en question".


jeudi 20 novembre 2014

Le conseiller noir de Théo Francken répond à nos questions

Dans un article en ligne, la RTBF salue "un coup de génie en communication": à la Chambre, le Secrétaire d'Etat Théo Francken était accompagné par un "conseiller noir"! Le journaliste précise toutefois: Laurent Mutambayi est également diplômé en droit. Interview.

13lignes: Depuis quand êtes-vous noir?
LM: C'est une vocation qui m'est venue tout petit déjà. Un jour, je me suis regardé dans le miroir et je me suis dit: tu seras noir, c'est ça ton truc! Je constate aujourd'hui en lisant la presse que j'avais eu raison.
13lignes: Comment se passe la journée typique d'un conseiller noir?
LM: C'est assez semblable, je pense, à n'importe quelle journée de n'importe quel conseiller. On lit des dossiers, on étudie, on formule des propositions. La seule différence, c'est qu'à la fin, on reçoit peu de commentaires sur le contenu du travail, les gens disent simplement: "Eh mais il est noir!".
13lignes: Trouvez-vous que votre Secrétaire d'Etat est raciste?
LM: Le racisme, c'est comme le sexisme, c'est une façon de voir le monde selon telle ou telle différence. Théo Francken sait que je suis noir, je lui ai dit dès le début. Et depuis, on n'en parle plus. Il a d'ailleurs ri ce matin en voyant la presse: "Ah oui, tiens, c'est vrai, j'avais complètement oublié que tu étais noir!"

mercredi 19 novembre 2014

20 years of digital communication consultancy

1995: What you need is an e-mail address.
1996: What you need is a webpage.
1997: What you need is a website with pictures.
1998: What you need is a javascript menu.
1999: What you need is animated gifs.
2000: What you need is a website in Flash.
2001: What you need is a WAP site.
2002: What you need is an e-newsletter.
2003: What you need is a Content Management System.
2004: What you need is a RSS-feed.
2005: What you need is a blog.
2006: What you need is a blog ON your website.
2007: What you need is an open source Content Management System.
2008: What you need is a Facebook page.
2009: What you need is a Twitter account.
2010: What you need is a mobile website.
2011: What you need is a mobile App.
2012: What you need is a "responsive" and "mobile first" website.
2013: What you need is a good hashtag.
2014: What you need now is to go back to print. Why don't you hold a piece of paper in your hands with your main message written on it? What was it again?

vendredi 14 novembre 2014

20 ans de conseils en communication digitale

1995: Ce qu'il te faut, c'est une adresse e-mail.
1996: Ce qu'il te faut, c'est une page web.
1997: Ce qu'il te faut, c'est un vrai site web avec des images.
1998: Ce qu'il te faut, c'est un menu en javascript.
1999: Ce qu'il te faut, c'est des gifs animés.
2000: Ce qu'il te faut, c'est un site en Flash.
2001: Ce qu'il te faut, c'est un site WAP.
2002: Ce qu'il te faut, c'est une newsletter.
2003: Ce qu'il te faut, c'est un Content Management System.
2004: Ce qu'il te faut, c'est un flux RSS.
2005: Ce qu'il te faut, c'est un Blog.
2006: Ce qu'il te faut, c'est un blog sur ton site web.
2007: Ce qu'il te faut, c'est un Content Management System Open Source.
2008: Ce qu'il te faut, c'est une page Facebook.
2009: Ce qu'il te faut, c'est un compte Twitter.
2010: Ce qu'il te faut, c'est un site web mobile.
2011: Ce qu'il te faut c'est une application mobile.
2012: Ce qu'il te faut c'est un site "responsive" et "mobile first".
2013: Ce qu'il te faut, c'est un bon hashtag.
2014: Ce qu'il faut, c'est revenir au papier. Pourquoi tu ne tiendrais pas une pancarte avec ton message principal dessus... C'était quoi ton message déjà?

mercredi 12 novembre 2014

Aire de Spy: vers une condamnation de Total?

Loin de nous l'idée de vouloir profiter du buzz autour de ce qui s'est passé ou pas sur l'aire de Spy. Nous ne citerons d'ailleurs pas le nom de l'homme politique socialiste concerné, par respect pour la présomption d'innocence. Mais notre déontologie journalistique légendaire nous pousse toutefois à recadrer un peu toute cette histoire, assez étrange il faut l'admettre. Tout d'abord, cessons de dire que la station-service de Spy est un lieu de rencontre furtive particulier. La majorité des gens y vont d'abord pour faire le plein. Certains y vont sans doute pour une vidange, un petit entretien ou un car-wash superficiel, mais cela reste une minorité. Bien sûr, le nom de "Spy", si on lit le contenu du dossier et qu'on comprend un peu l'anglais, est interloquant. Tout comme le célèbre "Homme de Spy", une attraction dans la région, mais qui n'est pas vraiment connu pour sa pudeur. Quant aux supputations sur ce qui s'est réellement passé dans la station-service, on voit bien où l'enquête va nous mener progressivement. D'abord, c'était les "grandes difficultés". Puis, "il a probablement été sur l'aire de Spy" et enfin, "s'il a été vu, il en est très étonné". L'affaire devrait donc probablement se terminer par une condamnation du groupe Total à un euro symbolique, avec obligation de faire réparer la porte des toilettes hommes – qui visiblement ferme mal - dans les plus brefs délais.